Veolia affirme que l’Europe a un gisement énergétique à exploiter à partir des déchets. Nous serions assis sur une montagne de déchets équivalente à la production nucléaire mondiale.
Lors d’une conférence organisée par l’Association des journalistes de l’énergie, Estelle Brachlianoff, CEO de Veolia, a voulu marquer les esprits avec cette affirmation : l’Union européenne disposerait d’un potentiel théorique de 400 gigawatts (GW) d’énergie de récupération — chaleur des eaux usées, incinération de déchets non recyclables, biogaz, chaleur fatale industrielle. Pour montrer l’ampleur du gisement encore inexploité dans l’économie circulaire européenne, elle compare cette puissance à la puissance nucléaire installée mondiale.
C’est bien sûr le gisement le plus large considéré. Il ne se cantonne pas aux seules unités d’incinération classiques, il y a d’autres formes d’énergie de récupération.
Sur son site, Veolia détaille ces autres procédés moins connus : transformation des déchets ménagers en électricité et en chaleur, valorisation du biogaz issu des installations de stockage et des boues d’épuration, production et valorisation des combustibles solides de récupération (CSR) et conversion de ces flux en chaleur utile pour des réseaux de chauffage urbain ou des process industriels ... Lire la suite de l'actu sur revolution-energetique.com
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C'est fou de se dire que l'UE pourrait tirer jusqu'à 400 GW d'énergie à partir des déchets. Ça prouve à quel point on sous-estime encore le potentiel de l'économie circulaire et des énergies renouvelables, surtout pour tout ce qui est réseaux de chaleur et processus industriels.
Les énergies fossiles qui jusqu'à il y a quelques années étaient relativement peu chères, disponibles en énormes quantités et gérables par des grosses multinationales (15000 tankers sur les mers en permanence), qui n'ont évidemment aucun intérêt à ce que quoi change, ont entraîné un certain nombre d'habitudes, de comportements, d'idées préconçues et de gaspillages alors que des solutions plus durables sont maintenant compétitives voir très compétitives.
On aura consommé, dans le monde, en 2026 106 millions de barils par jour soit près de 17 milliards de litres de pétrole par jour, 2026 sera elle aussi un record, mais chaque année l'est pas rapport aux années précédentes.
Pour la France, l'achat d'énergies fossiles à l'étranger constitue 80% du déficit commercial et représente 50 à 55 milliards d'euros qui partent chaque année à l'étranger et/ou chez des multinationales et qui donc n'alimentent pas la machine économique nationale ou même européenne.
c'est beau de se dire qu'on peut manger une raclette et se chauffer gratuit le lendemain.
non, non, non, oubliez cette phrase immédiatement. please, patapei...
j'habite dans une régions où la métropole a mis ça en place depuis longtemps. la plupart des gens l'ignorent car la facture est peut différente de l'achat de gaz ou autre, mais le réseau de chaleur local est très majoritairement alimenté par la combustion de déchets et autres géo-thermies ... désolé pour les détails, mais c'est bien possible quand on s'en donne les moyens. Après il y a un prix de marché qui est politique et dépendant du coût des infrastructures. Ecologie et économies ne vont pas de paire. Mais à coût égal, mieux vaut éliminer ses déchets que d'acheter du gaz à des pays qui nous font la guerre avec les recettes, gaz, charbon ou pétrole qui polluera en fin de compte, alors qu'éliminer les déchets nettoie la planète. Merci Iquékéa, bubut, ou confouroumi qui fournissent à l'infini du mobilier bas de gamme, propice à alimenter les incinérateurs de nos métropoles. Merci aux étudiants qui se meublent en septembre pour tout abandonner sur le trottoir après leur examen en juin. Bon, je retourne m'occuper de mon compost, mes vers ont faim.