Pour répondre à cette question, il convient de dissocier les effets directs et indirects, dans le temps et dans l'espace, de cette activité sur l'évolution du trait de côte.
Les sables ou graviers ne sont plus extraits au niveau des plages et en zone littorale. L'exploitation des granulats actuellement en cours au large de nos côtes hexagonales n'impacte pas directement le trait de côte, contrairement à certaines idées reçues.Cependant, des effets indirects ne peuvent être écartés, par modification des courants et du transport de sédiments dans le champ proche de ces exploitations.
Pour éclairer le débat et mieux encadrer l'instruction des projets, le ministère de la Transition écologique s'est entouré d'un comité d'experts (Artelia, BRGM, Ifremer, Cerema, Shom) et publie, avec l'Union nationale des producteurs de granulats (UNPG), un guide méthodologique inédit. Fruit de trois années de travail collectif, ce document harmonise les connaissances disponibles et propose une méthode unifiée pour analyser les effets potentiels indirects des concessions sur le trait de côte, à destination des porteurs de projets, des services de l'État et des parties prenantes.
Le trait de côte, une interface vivante et complexe
Le trait de côte n'est pas une ligne fixe : c'est une zone de contact entre la terre et la mer, en mouvement constant. Il peut reculer (érosion) ou avancer (accrétion), selon un bilan sédimentaire qui dépend à la fois des apports (marins et fluviaux) et des pertes (transferts vers le large, aménagements, urbanisation, perturbations des mouvements de sédiments par les activités humaines ... Lire la suite de l'actu sur Batinfo




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