Le dérèglement climatique impose une nouvelle réalité. Dans le parc social, les épisodes de chaleur rendent certains logements difficilement habitables l'été. Le sujet ne relève plus seulement du confort, il concerne directement la santé des occupants, en particulier des plus fragiles[1]. La performance énergétique doit donc être pensée sur une durée bien plus large que la seule période hivernale.
Cette évolution a un coût bien réel, supporté par les ménages les plus précaires. Face à l'insuffisance des rénovations, les habitants s'équipent en urgence : des radiateurs d'appoint l'hiver pour combler le manque d'isolation, et des climatiseurs mobiles l'été pour supporter les pics de chaleur. Ces équipements de secours entraînent une augmentation des consommations d'électricité. Non prises en compte dans les DPE, ces consommations parasites pèsent lourdement sur les factures et dégradent encore la situation des foyers fragiles. Sans une action globale sur le bâti pour supprimer ces besoins d'appoint, les consommations continueront de grimper, en hiver comme en été.
L'insuffisance de la rénovation en mono-gestes
Face à cette double pression, les rénovations partielles et mono-gestes montrent leurs limites. Remplacer un équipement de chauffage sans traiter l'enveloppe du bâtiment, isoler une paroi sans revoir la ventilation, ou multiplier les interventions isolées ne permet pas d'apporter une réponse cohérente. On corrige un point faible, mais on laisse intacte la cause du problème.
C'est pourquoi la rénovation globale s'impose comme la seule réponse pertinente ... Lire la suite de l'actu sur Thomas Menuet, Responsable Commercial Habitat Collectif chez CertiNergy & Solutions




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