D'un côté, l'urgence climatique impose de délaisser le béton, très émetteur de CO2, pour des matériaux bio-sourcés (bois, paille, chanvre) à très faible empreinte carbone. De l'autre, une crainte ancestrale persiste : celle de vivre dans des structures que l'on imagine inflammables.
Lors des deuxièmes Assises de la prévention incendie, jeudi à Paris, l'enjeu était de réconcilier ces deux mondes.
"On a longtemps construit des bunkers en béton qui ne brûlaient pas, mais aujourd'hui, on change de paradigme", résume Gérard Senior, architecte, présent durant les échanges.
Pour lui, le retour en force du bois "bouscule les habitudes", mais la résistance au feu reste "la première préoccupation du public".
"L'esthétique et le bilan carbone ne suffisent plus, il faut rassurer sur la protection des vies", ajoute-t-il, évoquant les images marquantes de brasiers récents comme à Grésy-sur-Aix (Savoie) en août 2024, un cas d'école de la construction bois.
Tournant réglementaire
Pour encadrer cette transition, l'État a dû clarifier les règles du jeu.
Présent aux Assises, le délégué interministériel à la forêt, au bois et à ses usages, Jean-Michel Servant, a insisté sur l'importance du décret du 19 novembre, "venu fixer la doctrine" pour les immeubles de moyenne et grande hauteur.
"Nous étions dans un flou artistique qui freinait les promoteurs, mais avec ce décret nous avons gravé dans le marbre la possibilité de recourir aux solutions d'effet équivalent, validant notamment la doctrine de l'écran thermique", explique le responsable gouvernemental ... Lire la suite de l'actu sur Batinfo




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