Bonsoir,
Je sollicite votre avis concernant des infiltrations d’eau constatée sur mon chantier en CCMI auquel je n'ai pas accès (pas de clés).
Contexte
Il s'agit d'une maison en briques BioBric, le dernier appel de fonds réglé correspond au stade hors d’eau (toiture achevée).
Depuis ce paiement :
- Les menuiseries ont été posées,
- L’isolation intérieure (Actis Hybris + BA13) a été installée,
- Les cloisons intérieures (45 mm de laine de verre) ont été mises en place.
- Les bandes sont en cours
En revanche, l’enduit extérieur n’a pas encore été réalisé.
Des infiltrations sont apparues dans toutes les pièces situées côté OUEST et NORD depuis les fortes pluies/vent, mais aucune trace côté EST et SUD. A chaque fois visible sous les BA13.
Avant le démarrage du chantier, j’avais demandé si l'enduit était bien fait avant l'isolation/cloisons là où on m'avait répondu oui avec des
parpaings mais non avec des briques... (alvéolées/pleines, ce serait inutile l'eau ne passerait pas).
Voici quelques photos du jour où j'ai constaté les dégâts
Mur de gauche non visible = l'ouest. J'observe que les briques sont plus foncée à gauche.
Voici quelques photos des mêmes zones une semaine après (il y a encore eu de la pluie dans la semaine). On voit que l'eau a été "moins loin" mais est revenue.
Réponse constructeur
Les désordres que vous évoquez trouvent leur origine dans un phénomène climatique ponctuel, caractérisé par des pluies accompagnées de vents soutenus. Il est important de rappeler que, tant que l’enduit extérieur n’est pas réalisé, les murs en maçonnerie de type brique ne constituent pas un ouvrage étanche. Dans ces conditions, des entrées d’eau peuvent survenir lors d’épisodes météorologiques défavorables, sans que cela ne traduise un défaut d’exécution ou un manquement contractuel.
Ce phénomène est connu, normal et inhérent à l’état d’avancement du chantier, et peut se produire sur toute construction en cours avant la réalisation du crépi, notamment en cas de pluie battante. Il ne remet nullement en cause la qualification « hors d’eau » au sens du contrat CCMI, celle-ci correspondant à la mise hors d’eau par la couverture et les ouvrages de toiture, lesquels étaient bien en place.
Concernant les ouvrages intérieurs, les plaques de plâtre en place ne présentent aucune altération structurelle. Le placo est un matériau conçu pour supporter une humidité ponctuelle de chantier et retrouve ses caractéristiques après un séchage naturel, dès lors qu’il n’a pas subi de saturation prolongée ou de déformation, ce qui n’est pas le cas en l’espèce.
Par ailleurs, les doublages mis en œuvre intègrent un isolant ACTIS, matériau dont les caractéristiques techniques excluent toute absorption significative d’humidité. Contrairement aux isolants fibreux, ce type d’isolant ne se gorge pas d’eau, ne se tasse pas et ne subit aucune perte de performance thermique à la suite d’une exposition ponctuelle à l’humidité. Il n’existe donc aucun risque de dégradation ni de pathologie ultérieure liée à la situation décrite.
Aucune détérioration durable des matériaux ni aucun désordre compromettant la conformité de l’ouvrage n’ont été constatés.
Cette réponse m’interroge, notamment parce que de nombreuses maisons (en briques ou en parpaings)
semblent rester sans enduit pendant un certain temps tout en étant habitées. Peut-être qu'une protection a été ajoutée néanmoins...
Si cela est réel, est-ce donc une mauvaise exécution des règles de l'art concernant l'ordre des intervenants ? Ou une négligence sur l'a protection de la façade non bâchée ?
Questionnement
1- Est-il réellement très probable que l’eau provienne uniquement des briques, et non de la toiture (aucune trace visible au plafond) ou du vide sanitaire ?
2 - Même s’il n’est pas fibreux, l’isolant Actis Hybris a-t-il pu perdre en performance suite à une exposition à l’humidité ? D'après le fabricant il est étanche à l'air ET à l'eau...
3 - Concernant les cloisons / laine de verre, faudrait-il remplacer :
- uniquement les cloisons présentant des traces visibles (alvéoles noircies) ?
- ou l’ensemble des cloisons ayant pu être exposées à l’humidité ?
Existe t-il un délai habituel d’apparition de moisissures ?
Même sans gonflement apparent, peut-on considérer que les performances thermiques de la laine de verre et mécaniques du BA13 ont été altérées ?
4 - Avant la pose des carrelages et peintures, existe-t-il un délai recommandé de séchage pour :
- la dalle,
- les cloisons éventuellement conservées ?
Dans tous les cas, je ne souhaite pas engager les travaux de sols et murs tant que la situation n’est pas totalement clarifiée / enduit fait s'il est la cause.
5 - Dans ma notice descriptive, la colonne « Gros œuvre hors d’eau hors d’air » semble inclure l’enduit extérieur.
Doit-on considérer que l’enduit relève de l’appel de fonds « À l’achèvement des cloisons et à la mise hors d’air » ou « À l’achèvement des travaux d’équipement, de plomberie, de chauffage et de revêtements extérieurs » ?
Le terme « revêtements extérieurs » me semble ambigu : s’agit-il du crépis/enduit ou d’un autre poste ?
Je m'excuse et pour le nombre d'interrogations mais je pense être "complet".
Merci à tous et bonne soirée !