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[81] Récit d'une autoconstruction Tarnaise

Récit de construction de Wako - 61 messages - Affiché 24.205 fois

Présentation du projet :


Après une rénovation réussie (enfin à notre avis) d'un appartement, nous nous lançons dans l'autoconstruction de notre maison dans le Tarn, aventure commencée au printemps 2012. Les articles relatant de début des travaux sont donc de cette époque.

Picto list Sommaire du récit :

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Le récit de la construction :

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« This world today is a mess »

Gros oeuvre > Terrassement Par Wako le 09/09/2013 à 00h39
Publié initialement le 12/06/12

On commence une petite série d'articles en vrac sur l'avant chantier, les réflexions et surprises préparatoires, ça suivra quand je pourrais, pouf pouf...






Epilogue : finalement la mairie a trouvé les tuyaux. Enfin elle a trouvé des tuyaux, savoir si ils y sont tous... il y en a 2 qui longent le bornage a 3 mètres sur notre parcelle, et un autre qui coupe le terrain quasi dans sa diagonale. Bon... ça fait donc 3 tuyaux. Y'a 4 maisons en contrebas, cherchez l'erreur.

Toujours est-il que la mairie fait simple : nouvelle conduite et nouveau raccordement pour tout le monde, ensuite elle condamne les tuyaux existant; ils restent donc en place mais non alimentés.
Et j'entends les p'tits malins qui disent "Hahaha, mais les tuyaux faut bien qu'ils passent quelque part, vous êtes dans la mouise quand même!". Oui, les tuyaux doivent longer le bornage, pas le choix, y'a pas d'autre moyen de passer. Sauf que j'ai dis a la mairie de les faire passer de l'autre coté du bornage.
Hum? oui, voila, sur le terrain du voisin, tout a fait (terrain a vendre d'ailleurs, si quelqu'un est intéressé...).

Double effet kiss-cool : la mairie fait un trou donc nous raccorde tant qu'elle y est : on évite les frais de terrassement pour l'accès aux canalisations, mais on paye quand même les taxes de raccordement, raccords, compteur (ça coute un bras d'ailleurs). Et comme la mairie refait les raccordement des maisons en contre-bas, on profite de leur trou pour passer nos gaines électriques, télécom et évacuation des eaux usées : sur 100 mètres de tranchée qu'il nous faut, ils en creusent 80, on aura juste a compléter. Au prix de location des pelleteuse, c'est pas du luxe
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« Pictures of you »

Gros oeuvre > Terrassement Par Wako le 09/09/2013 à 00h47
Publié initialement le 13/06/12

Allez, une séance diapositive, ça nous rappellera notre jeunesse, les sous-pull en lycra, les débardeurs en laine et le formica. Et d'une avec un panoramique, qui inclut le terrain du voisin (qui rappelons-le se voit offrir de la chance extraordinaire d'avoir un tuyau d'alimentation chez lui).



Et de deux avec des chtites photos montrant le tracé actuel des canalisations.





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« Another brick in the wall »

Gros oeuvre > Autres Par Wako le 09/09/2013 à 00h48
Publié initialement le 16/06/12

Bon, on va se faire un peu de technique en commençant doucement par les murs, on fera le reste plus tard.

Alors un mur, ça peut sembler basique et pourtant c'est épatant le nombre de matériaux et techniques disponibles. On trouve donc et sans être exhaustif : les parpaings, les briques monomur, la paille, les blocs a bancher, les blocs de pierre, le bois... . Mais d'abord, à quoi ça sert un mur? A tenir le toit, certes, mais pas que. Ça va servir surtout à isoler, donc à garder le chaud / frais à l'intérieur et empêcher la chaud / froid de rentrer (enfin ça n'empêche pas, ça retarde juste, c'est le déphasage).

Donc isolant = économies d'énergies : on garde le chaud en hiver, on garde le frais en été (si on a la clim).
Mais prenons la maison en bois : youpi c'est bien isolé et ça se construit vite, sauf que.. y'a pas d'inertie, le bois en lui même ne conserve ni le chaud, ni le froid. Donc vous chauffez en hiver tout va bien, vous aérez, vlan! toute la chaleur se barre. En été pareil, le moindre courant d'air et vous faites rentrer un gentille brise à 38°c chez vous, les murs n'ont aucune capacité calorifique pour aider à maintenir la température.

Donc voilà le but du jeu : trouver un matériau isolant qui emmagasine la chaleur.
Basiquement et pour simplifier, plus c'est dense, plus ça emmagasine. Mais le problème c'est que si on emmagasine de la chaleur, on la restitue... y compris à l'extérieur. Exemple facile avec les murs béton et / ou parpaing type HLM ou maisons des années 80. En été le soleil chauffe les murs relativement fins (20 cm de large un parpaing) qui agissent comme radiateur : la chaleur est restituée dès le milieu de journée et la nuit : l'habitation est un four. En hiver pareil mais dans l'autre sens : le mur absorbe la chaleur du logement et diffuse à l'extérieur : la note de chauffage explose, les murs sont froids, il n'y a pas de sensation de confort. Mieux vaut un mur a 19° et un air a 12° que l'inverse.
L'inertie c'est donc la capacité du matériaux à emmagasiner et restituer la chaleur.
Le déphasage, c'est de savoir au bout de combien de temps ça se produit. Supposons un mur en plein soleil; un coté va être chauffé l'autre non. Au bout de combien de temps l'onde de chaleur va-t-elle traverser le mur pour chauffer l'autre coté? C'est ça le déphasage et c'est lié à l'épaisseur, à la densité et à la conductivité du matériau.

Supposons un déphasage de 1 heure. En été à 10h du matin, le mur commence à chauffer, à partir de 11h la chaleur se diffuse dans la maison, à 16 heures vous cuisez des oeufs sur le carrelage. La nuit la température baisse à l'extérieur, vos murs refroidissent, la maison aussi.. bon, niveau confort c'est pas top. L'idéal est un déphasage suffisant pour garder une température moyenne la plus régulière possible avec des murs qui jouent le rôle de réservoir thermiques. La chaleur du jour est absorbée par la fraicheur de la nuit : en général on vise un déphasage de 12 heures.

Toujours là? bon, alors on continue.

Si tout le monde a tout suivi, on voit que la bonne solution (enfin le meilleur compromis) c'est d'avoir des murs un peu épais qui emmagasine la chaleur du jour pour la restituer la nuit tout en étant à l’abri de trop grosses variations extérieures. Il y a en général 2 solutions :
-Avoir des murs très épais pour limiter au maximum les échanges entre les deux cotés : il fait chaud dehors, climatisé dedans mais les murs sont tellement épais que l'onde de chaleur n'a pas le temps de traverser pendant la journée (mettons qu'elle réchauffe les 3/4 de l'épaisseur du mur) et pendant la nuit la clim aidant, le mur est refroidit jusqu’à sa moitié, et ainsi de suite. Inconvénient: les murs épais c'est de la matière, et la matière, ça coute cher (comptez des murs de 50 cm minimum) sans compter la manutention supplémentaire, le poids sur les fondations qu'il va falloir adapter....
- Avoir des murs intérieurs denses pour bénéficier de l'inertie (chaleur du jour restituée la nuit, fraicheur de la nuit conservée le jour) et une couche d'isolation extérieure qui va encaisser les coups de chaud et les coups de froid. L'isolant extérieur est alors en général de la laine de roche, de bois, du polystyrène, du liège... bref, des trucs légers faciles à mettre en place.Il suffit donc de chauffer l'hiver selon les besoins, et en été de climatiser (climatisation, géothermie, puits canadien...).

C'est cette dernière solution que nous retenons : murs intérieurs en brique monomur 30 cm recouverts d'une isolation extérieure en polystyrène. Alors oui le polystyrène ça pollue, c'est caca à fabriquer mais j'm'en tape, c'est pas cher, ça se met en place facilement, ça pourrit pas et c'est très efficace. Et pour compléter ce sera recouvert d'un bardage en bois. A noter que ledit bardage en lui même n'isolera rien du tout, mais est séparé du mur par 2 cm de lame d'air. Le mur est donc a l'abri du soleil direct, des coups de froid, du vent, de la pluie.

Hop, grosso merdo et résumé tout plein, voila le bousin. Ensuite faut faire les même recherches pour le plancher qui n'est pas influencé par les condition climatiques mais par l'inertie du sol, et à l'opposé le plafond qui lui non plus n'est pas soumit directement au climat mais doit compter avec la masse d'air des combles.
L'intérêt d'une bonne isolation, outre les économies de chauffage / clim et le confort, c'est de penser a la revente : avec leurs saletés de diagnostics énergétiques et les nouvelles normes de construction, avoir une maison en carton c'est avoir une grosse moins-value le jour d'une revente éventuelle.
Edité 2 fois, la dernière fois il y a +7 ans.
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« Another another brick in the wall »

Préparation > Autres Par Wako le 09/09/2013 à 00h49
Pour en finir avec l’article précédent, je reviens sur les différents matériaux possibles, et – à mon sens et dans mon cas de figure d’auto-constructeur – leurs avantages / inconvénients. Et donc :

- Le parpaing : C’est pas cher. Mais alors pas cher du tout, comptez moins de 7 euros le m² de mur brut, c’est peanut (68 Cts le parpaing, il en faut 10 au m²). Du fait du scellement au mortier (couche de 1 cm) il est facile de rectifier les hauteurs et donc d’avoir des murs bien à niveau. Inconvénient, niveau isolation c’est de la crotte. C’est autant de la crotte que ce que c’est pas cher. Le matériaux en lui même n’est pas très dense (c’est creux) donc peu de stockage thermique, ça va juste transmettre la chaleur à l’extérieur. Seule solution pour avoir un mur correct : rajouter une isolation extérieure (polystyrène etc..) et doubler à l’intérieur avec un matériaux dense type brique de 8 a 12 cm d’épaisseur qui fera office de réservoir thermique. Le parpaing servirai alors juste de support à la structure. On a alors une solution relativement performante mais plus chère que le simple parpaing et surtout gros boulot de mise en œuvre. Ceci dit en rénovation pour avoir une bonne isolation, le doublage intérieur / extérieur est une très bonne solution.

- La paille : On empile des ballots de paille, en recouvre de chaux extérieur et intérieur. C’est pas vraiment cher. Top moumoutte niveau isolation : y’a de l’air ça isole, y’a de la matière ça stocke, c’est épais, c’est respirant, ça régule l’humidité du logement c’est Über écolo, local, toussa toussa. Pile poil. Bon… une botte de paille ça pèse un bon gros 50 Kg minimum (jusqu’à plus de 120 Kg pour les grosses bottes rectangles de 2m). Alors, au niveau du sol ça va encore, pour un mur qui monte à 3 mètres ça commence a faire lourd. Sans compter la chaux à poser ensuite à la main (3 couches : l’accroche, le support, la finition) … bref, niet.

- Les blocs à bancher : en gros 2 plaques de polystyrène (épais de 12 cm à l’extérieur, 5 à l’intérieur) avec du vide au milieu, 3 Kg maxi pour 1/4 de m², un gamin de 5 ans peut monter un mur. Ça s’emboite / s’empile comme des legos, et arrivé en haut hop! on coule du béton dedans comme dans un moule. En même pas 2 jours c’est fait. Ensuite un p’tit coup de crépis extérieur, enduit intérieur et c’est plié. Sauf que l’isolation intérieure (environ 5 cm de polystyrène), c’est mal. Ça pue du cul. C’est de la crotte en barre : on en revient aux maisons bois sans aucune inertie où vous ne chauffez / rafraichissez que l’air. Pas de réserve thermique, sauf à monter comme pour le parpaing un doublage intérieur en brique, ce qui serait complètement con après les gains de temps et de manutention obtenus avant. Bref, c’est caca.

- Les blocs de pierre. Bon, à l’ancienne, on prend des gros cailloux, du mortier, et on empile… bon courage pour trouver les dits cailloux (ça coute un bras), pour la manutention, pour monter les murs droit et ensuite pour y faire les saignées, passage de câbles, installations de prises etc… . Mais bon, oui, c’est joli une fois fini ( ‘fin si vous arrivez a finir).

- La brique monomur (alvéolaire). Bon, là c’est pas parfait non plus hein! En climat normal, donc ni à Dunkerque ni à 4000 mètre d’altitude dans les Alpes, la simple monomur de 37 cm (soit quand même plus large qu’une feuille A4, ça fait quand même de la belle brique) suffit à une isolation moyenne correcte. Il y a l’inertie, la structure alvéolaire ralenti le passage des ondes de chaleur et c’est respirant, ça régule l’humidité (si vous y appliquez directement un enduit a la chaux). Si le premier rang est bien de niveau, la pose est très facile. Quelques inconvénients quand même : c’est de la brique, donc ça n’aime pas les trous. Pour les grosses fixations (volets, meubles hauts de cuisine, cumulus mural…) il faut utiliser les scellements chimiques. Bon, c’est pas la mort à faire mais faut le savoir et bien prévoir son coup avant. Autre inconvénient, c’est relativement cher comme matériau. Relativement parceque comparé à un mur en parpaing brut, c’est hors de prix. Mais parpaing + isolation extérieure + brique intérieure pour avoir une isolation et un confort thermique équivalent, au final la monomur revient au même prix en terme de matériaux. Et dans ce cas là, la monomur arrive largement en tête niveau facilité de mise en œuvre.


Et si vous êtes sages j’expliquerai la prochaine fois pourquoi si la monomur c’est si bien j’ai choisi de rajouter de l’isolation supplémentaire.
Edité 3 fois, la dernière fois il y a +7 ans.
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« Complicated »

Gros oeuvre > Autres Par Wako le 09/09/2013 à 00h50
--- Article initialement écrit à l'été 2012 que je laisse pour expliquer ma réflexion. Certains points concernant le RT2012 ne sont plus d'actualité ---
Publié initialement le 23/06/12

Alors bon, le pourquoi du comment d'une isolation renforcée... humm.
D'abord un rappel de norme pour tout comprendre : en France l'isolation des maisons neuves est règlementée par les normes RT (Règlementation Thermique). La première RT date de 1974, elle a été révisée en 2001, 2005 et nous en sommes maintenant a la RT 2012. L'utilité du bouzin a été de faire passer la consommation énergétique des logements pour le chauffage / clim de 372 kWh par m² et par an en 1973 a 85 kWh / m² / an avec la RT 2005. La RT 2012 fixe le seuil a 50 kWh / m² /an.
Bon, ça c'est pour les recommandations. A noter qu'elles ne s'appliquent qu'aux constructeurs professionnels, le particulier fait ce qu'il veut.. Il faut juste penser qu'au moment de la revente, ça risque de coincer si le diagnostic est mauvais. Autant suivre les normes, donc.

Aaaaaalors, comment on fait pour savoir si on respecte ladite norme? Bah c'est assez facile : elle édicte les résistances thermiques "R" que doivent avoir les différentes composantes de la maison : sols, murs, ouvertures, combles... . Plus la valeur de R est élevée, plus le matériau est isolant. Et comme chaque matériau a son indice R normalisé et inscrit sur l'emballage (valeur donnée pour 10 cm d'épaisseur), il suffit de savoir compter. Hum? bon, ok, je donne un exemple.

Pour les murs donnant sur l'extérieur, la RT2012 demande un R minimum de 4 (R=2,6 avec la RT2005). On regarde dans nos listes de matériaux des différents vendeurs (Leroy Merlin, Point P ...) comment atteindre cette valeur:
- Parpaing épaisseur 20 cm: R=0,38. Et oui, comme annoncé, ça isole que dalle. Pour être conforme aux normes d'isolation avec un mur juste en parpaing, il faudrait une épaisseur de 10 parpaings de 20cm chacun, soit 2 mètres. Bon... on va améliorer ça.
- Polystyrène ép. 10 cm : R=2.6 . Ah, déjà beaucoup mieux. Si on néglige l'isolation du parpaing, une épaisseur d'environ 15cm de polystyrène nous fait rentrer dans la norme. A noter que l'isolation peut être posée a l'intérieur ou à l'extérieur d'un bâtiment, peut importe, seule la valeur de l'isolation est prise en compte, pas le confort (inertie thermique, etc..).
- Monomur 37 cm : R=3,4. Plaf, avec la RT2005 on était bon direct (R demandé de 2,6 pour eux qui n'ont pas suivi). Mais voilà, en RT 2012 c'est trop juste, il faut R=4, donc une couche d'isolation supplémentaire, basiquement 5 cm de polystyrène a l'extérieur et hop! on est a R= 4.7.

Mouais... sauf que comme dit sur un article précédent, les matériaux plus c'est dense, plus c'est cher, plus c'est pénible a utiliser. La monomur de 37 cm a un R=3,4 et la version 30 cm R=2,8, sauf que le prix baisse d'environ 20%, soit environ 3000 euros d'économie dans notre cas. Pour ce prix la on rajoute 8 cm de polystyrène a l'extérieur et on passe a R=4,8, soit 20% de mieux que la norme en cours et dans la fourchette haute de ce qui et demandé pour la norme BBC (bâtiment basse consommation).

A noter enfin que ces normes qui sont à la base une bonne idée ne prennent que très peu en compte le confort intérieur. L'idéal comme on l'a vu ce sont des murs épais et un renfort d'isolant extérieur. Un constructeur qui veut le label sans s’embêter va prendre la solution parpaing + polystyrène. Il en aura pour environ 27 euros /m² de mur (hors finitions) au lieu de 56 euros / m² en monomur + polystyrène pour R=4 dans les 2 cas. Par contre niveau confort, régulation d'humidité, maintien d'une température constante, isolation phonique là ce ne sera pas la même.

Autre effet pervers des normes : le surcoût engendré a la construction. Avec la RT2012 on a donc une dépense maximale théorique de 50kWh / m² /an. On prend dans les tarifs règlementés EDF du KW soit 0.12 CTS, on suppose une maison de 100 m² pour les calculs, ça donnerai 50 * 0.12 * 100 = 600 euros de facture théorique pour le chauffage / clim sur l'année. Le projet de la prochaine norme (donc d'ici au moins 5 ans) est de passer a environ 15kWh / m² /an, soit avec les données précédentes 180 euros de facture théorique. Youpi on gagne 400 euros par an, 30 euros par mois, ça vous paye l'abonnement ADSL. Sauf que le surcoût à la construction est d'environ 10 à 15%. Sur une maison de constructeur de 150 000 euros gros minimum (en tous cas ici dans le Tarn) ça donne 15 000 a 22 000 euros de surcoût. Soit un amortissement sur 40 à 56 ans, à supposer que les tarifs EDF restent identiques (on peut toujours rêver).

Bref, à se demander si au final, il est bien utile de grapiller autant a ces niveaux-là.
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« On fait tous caca »

Gros oeuvre > VRD / Fosse septique Par Wako le 09/09/2013 à 00h52
Publié initialement le 09/07/12

Certes pour un lundi midi a l'heure du repas l'entrée en matière est un peu rude mais il est parfois bon de rappeler quelques évidences à prendre en compte lors de l'élaboration d'une maison. En effet, où et dans quoi faire caca ? (et pipi aussi, ne soyons pas sectaire).

Classiquement vous êtes reliés au tout-à-l'égout donc la question ne se pose pas. Mais bon, si j'en parle ici c'est que bien évidemment ce n'est pas notre cas, nous serons donc en assainissement individuel avec principalement 3 solutions à considérer du point de vue du coût à l'installation, à l'usage, et des évolution règlementaires prévues.
Précision générale tout d'abord : l'assainissement individuel est globalement composé de 2 parties : le traitement des matières solides (les cacas, donc) et des matières liquides : urines,vaisselle, lessive, douche. La règlementation impose une obligation de résultat, donc des niveaux de pollution en sortie de système, mais pas de système particulier. Cependant si vous arrivez en mairie avec un système inconnu, il faudra faire la preuve de son efficacité, en général avec des analyses d'eau annuelles sur 5 ans.

La première solution d'épuration, basique, usuelle et la plus fréquemment utilisée parce que la plus connue, c'est la fosse septique, mais règlementation oblige, couplée à un lit filtrant vertical. L'ensemble fonctionne grosso modo comme ça : la fosse sert de cuve de récupération de crottes (3000 litres minimum), quelques bactéries commencent a digérer le tout. L'eau est ensuite dirigée vers le lit filtrant (gros trou de 5 mètres sur 5, 1 mètre de profondeur), constitué de sable servant de support à des bactéries qui finiront d'épurer les rejets. Ajouter à cela une gaine d'aération jusque sur le toit pour éviter les odeurs et aérer l'ensemble et vous avez le système de base.
Comptez à la louche 5000 a 6000 euros si vous faites tout vous même le terrassement et les branchements, sinon doublez le compte. Ajoutez une vidange de fosse tous les 4 a 6 ans pour 200 euros et un remplacement du lit filtrant tous les 9 a 12 ans (colmatage à cause des particules qui y arrivent.). Le sable devra être enlevé, dépollué à vos frais et du nouveau sable mis en place. Du coup oui, tous les 10 ans votre jardin est défoncé à la pelleteuse et vous en aurez pour 3000 euros.
Les eaux ainsi épurées sont ensuite soit infiltrées dans le terrain soit, si vous êtes en zone argileuse comme nous, dans le ruisseau le plus proche (à 100 mètres en contrebas...).


Pour illustrer, ça ressemble à ça :



Pas mal de tubes, jonctions, ventilations, raccords. Entre la fosse et le filtre à sable et les distances alentour où il est interdit de planter, comptez 40 m² inutilisables dans le jardin.
Deuxième possibilité : la microstation. Toujours le même principe de stockage des crottes et épuration au moyen de bactéries mais tout-en-un. C'est une sorte de grosse fosse septique divisée en 3 compartiments : un qui reçoit les déjections, un 2° qui épure l'eau au moyen de bactéries, un 3° qui décante avant rejet. Pour l'épuration au moyen de bactéries, il y a 2 alternatives : une turbine immergée qui remue l'ensemble pour aider les bactéries à bosser, ou un système de bulleur (comme dans un aquarium) qui va oxygéner l'eau; le compresseur est alors situé hors de la cuve. Pour le coût comptez dans les 7000 euros (en posant soi-même), et toujours l'obligation de conduites d'aération jusqu'à la toiture.
A noter pour la pose que les microstations que celles-ci sont livrées déjà montées, il n'y a que les branchement électriques et hydrauliques à faire. Par contre ces bébés sont soit en béton et pèsent donc au minimum 2 tonnes (selon le dimensionnement), soit plus rarement en PVC mais comptez tout de même quelques centaines de kilos. Bref, prévoyez une grue ou que le livreur soit assez aimable pour vous la déposer pile poil là où il faut.
Pour l'entretien, les pièces mécaniques vont nécessairement s'user (pompe ou compresseur à remplacer), il y a une consommation électrique modérée mais quasi-continue, et toujours des vidanges tous les 4 a 6 ans. L'avantage en terme d'efficacité et d'entretien va aux systèmes avec bulleur, ne serais-ce que parce que ce dernier est situé hors de la cuve. Une pompe ou un compresseur c'est 400 a 600 euros tous les 4 à 7 ans, vidange tous les 5 ans pour 200 euros. Le système se suffit à lui-même, il n'y a besoin de rien d'autre, ça monopolise environ 6 m² de jardin.


Le boitier en lui-même ressemble à ça :




Et l'installation globale, à ceci près que nous, nous rejetons directement dans un ruisseau, ressemble à ceci :




Enfin dernière solution : la phyto-épuration. On garde le concept des systèmes précédents, l'épuration se fait par le biais de bactéries mais celles-ci sont fixées et se développent dans le réseau racinaire de plantes.
Le système traite en 2 fois : un premier bac composé de roseau se charge des grosses particules, puis l'eau en sortie est dirigée vers un autre bac où les plantes vont absorber nitrates et phosphates et décomposer les polluants ménagers. Alors évidement il y a des plantes précises à utiliser, mais rien d'exotique : iris des marais, salicaires, rubaniers, scirpes, menthes aquatiques, plantains d'eau. Il ne s'agit pas d'une mare, donc pas de nid à moustique ou eau stagnante, pas de risques de se noyer dedans non plus. Pas d'odeurs puisque ce sont des bactéries aérobies qui se chargent de la décomposition. Pas de pièces mécaniques, pas de vidange à effectuer, pas d'aérations à ajouter, l'entretien se limite à du jardinage : coupe des roseaux en automne, désherbage quand nécessaire.

Il faut compter 2 a 3 m² par personne, dans notre cas environ 9 m² de pris dans le jardin donc sauf qu'au lieu d'un endroit gazonnée ou rien ne peut être planté autour, ça donne un massif de fleurs. La qualité de l'eau en sortie et largement dans les normes (qualité "eau de baignade") et le système est validé au niveau européen depuis fin 2011


L'eau filtrée peut donc être réutilisée pour l'arrosage y compris d'un potager. [EDIT] : attention quand même dans ce cas là si quelqu'un du logement est sous traitement quelconque, ledit traitement se retrouvera, en partie certes mais quand même, dans vos légumes : pilule, antibios, antidépresseurs....




Pour le coût c'est principalement de la maçonnerie et du sable et gravier comme substrat pour les plantes, donc 2000 à 3000 euros gros max. Enfin contrairement aux autres systèmes, la phytoépuration peut facilement être redimensionnée. ou divisée en plusieurs bacs pour motifs esthétiques :



A noter enfin que sur toutes ces solutions, et plus particulièrement sur la phytoépuration, l'utilisation de toilettes sèches est à envisager. Au lieu de faire vos crottes et de tirer la chasse, vous faites dans un seau et vous versez un peu de sciure par dessus. c'est sans odeurs, ça permet de diminuer le dimensionnement de l'installation en phyto et d'éviter les vidanges de fosses dans les 2 autres cas. Et oui, les vidanges ne servent qu'a vider la merd* dont il reste forcément des particules solides qui s'accumulent, bactéries ou pas.
Accessoirement vous diminuez de 20 à 40% vos factures d'eau : et oui, ça consomme de tirer la chasse... . Une fois le seau plein, vous mettez tout ça dans le bac à compost du jardin avec les épluchures et déchets de jardinage. 1 à 2 ans plus tard, vous aurez de l'engrais pour le gazon, les arbres ou le potager.

Bon, faut se faire à l'idée et au moment de la revente, pas sûr que les acquéreurs soient emballés par le concept.



Alors au final... hé bien nous allons partir sur la solution phytoépuration avec une fosse de récupération de l'eau (1 mètre cube) et toilettes traditionnelles-qui-usent-plein-d'eau dans notre salle de bain et en toilettes communs. Mais comme les toilettes communs seront relativement vastes, il y aura également des toilettes sèches. C'est pas pour ce que ça coute et on aura essayé histoire de pas mourir bête.
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« Si j'avais un char »

Préparation > Autres Par Wako le 09/09/2013 à 01h01
Publié initialement le 11/07/12

... Bah en fait pas loin, nous allons parler aujourd'hui brièvement (si si promis) du nécessaire, de l'indispensable, j'ai nommé : Le Panzer. Car sachez-le, en cas de travaux le coup du :
"Bouuuarf, si y'a des trucs à transporter je baisse les sièges de la clio et je mets une couverture pour protéger"
... Et bien ça marche pas. Ca ne sert à rien, c'est de la gnognotte, vous transporterez les courses du samedi et une boite de patté pour chat avec ça, et c'est tout.
Alors qu'avec un Panzer, vous pouvez démonter les sièges, utiliser les barres de toit, l'intérieur et la carrosserie sont déjà ruinés et vous pouvez vous en servir a fond.


L'Indispensable de l'autoconstructeur


De la place!
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« Dig »

Gros oeuvre > Terrassement Par Wako le 09/09/2013 à 01h08
Publié initialement le 13/07/12

Alors où en sommes-nous? Depuis le lundi 09 juillet nous avons donc commencé à creuser. Un peu pour finir les viabilisations, beaucoup pour décaisser le vide sanitaire et mettre en place les fondations (mais bon, on n'a pas encore fini...).
Tout se passe relativement bien mais gros volume à décaisser et à étaler pour aplanir le terrain. Non pas que ce soit absolument nécessaire vu que la pente y est très douce, mais faire enlever la terre et la mettre en décharge (ou ailleurs) rallonge la note d'environ 3000 euros (camion + chauffeur + mise en décharge), sans compter le temps perdu. Donc, au plus simple et au plus rapide, on étale sur le terrain. La pente étant en revanche un peu plus importante qu'il n'y parait, les fondations doivent descendre un peu plus et il va falloir 1 ou 2 rangées de parpaings en plus. Niveau coût c'est pas monstrueux (135 euros par rangée de parpaing) mais ça va être un peu plus long à mettre en place du coup.

Donc le chemin en entier, ayé, c'est gainé, c'est bon.
Gaines passées!


Et voilà le terrain avant :
Il y a encore de l'herbe


Et le terrain pendant, là au début du creusage, pouf pouf :
Première tranchée


Et fin de la 1° journée dédiée au terrassement, ça donne ça, soit 1/3 de décaissé environ... on va être limite niveau timing pour tout finir à temps. Mais bon, au moins on voit bien la pente.
on creuse un peu plus

Au point le plus bas des fondations (là où la photo est prise), le vide sanitaire descend a 80 cm, donc le fond des fouilles (semelles de fondations) sera à 1m20 environ. ça peut sembler beaucoup mais profondeur pour être hors-gel + terrain argileux, il vaut mieux creuser un peu plus que risquer des fissures dans quelques années.
La pelleteuse était réservée jusqu'à dimanche soir, au final on la garde le lundi pour être sur d'avoir fini, et les ferrailles pour les fondations sont livrées mardi matin sur site.
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Bonjour

Voilà un récit bien parti et dans la bonne humeur. Au plaisir dele suivre Wink
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« Weight of the world »

Gros oeuvre > Autres travaux de maçonnerie Par Wako le 09/09/2013 à 21h04
Publié initialement le 15/07/12

Restons modeste (ça me changera) et ne parlons pas du poids du monde mais de celui d'une maison. Hé bé oui, combien ça pèse une maison? Question que bien peu se posent mais quand vous faites construire, c'est le genre de détails qu'il vaut mieux connaitre pour évaluer la taille et la profondeur de vos fondations en fonction de la nature de votre terrain.
Et je préviens tout de suite que là non plus, ce n'est pas un exposé hyyyyper précis, détaillé et rigoureusement exact du point de vue du génie civil et d'un ingénieur structure mais d'un chti résumé simplifié histoire de comprendre le bousin.

Commençons par la maison, donc.
Il faut considérer le poids par mètre linéaire de fondation en tenant compte de la structure, des charges d'exploitation (habitants, mobilier...) et des marges de sécurité (neige, vent...). Et là PLAF! premier problème : est-ce qu'il n'y a que les fondations (périphérie de la maison) ou y a-t-il aussi des murs de refend à calculer? ça vous la coupe, vous n'y pensiez pas à ça non plus? plusieurs cas de figure sont possible, entre autre, et en ne supposant qu'une maison de plain pied :
- Pas de murs porteurs intérieurs (support charpente), pas de murs de refend : tout le poids porte sur les fondations périphériques.
- Murs porteurs intérieurs, murs de refend : le poids va être réparti uniformément sur les fondations périphériques et les murs de refend.
- Pas de murs porteurs intérieurs mais murs de refend : là c'est intéressant, les fondations périphériques vont supporter les murs et la toiture, les murs de refend la dalle et les charges internes. Ça tombe bien, c'est ce cas qui nous intéresse aujourd'hui (quel hasard heiiiin ?!).

Supposons pour l'exemple une maison de 15m x 15m. Pour couler la dalle il vous faut poser des poutrelles, sauf qu'en 15m de large, ça n'existe pas. Donc il faut des murs de refend, tous les 5m disons. Le plan des fondations vous aurez :
Des plans de hautes précisions au micron près, n'est-il pas?

Bon, le poids du mur du vide sanitaire sera le même partout, ça c'est facile. On monte encore, PLAF! la dalle. Comment répartir le poids de ce truc la? On supposera toujours une répartition uniforme.
La fondation extérieure portera donc le poids de la dalle sur 2,50 m (en bleu), et les murs de refend sur 5 mètres (en rouge). Donc déjà, on a des différences.
Ensuite les murs extérieurs eux ne porteront que sur les fondation extérieures et hop! encore une différence entre les 2 fondations... bref, en appliquant ce système, ça donne :
Bon, on est bien d'accord que c'est du schématique, pas les études structures de la tour de bahreïn.

En supposant des murs de vide sanitaire de 1,20 mètres en parpaings, une dalle béton classique et.... OH MON DIEU!!?! des murs de 4 mètres de haut !?.
Hééééééé bé voui. Un mur normalement, ça mesure 3 mètres... sauf que bande de petits malins, le pignon (point le plus haut du toit) est beaucoup plus haut. Ceci dit c'est vraiment localisé, donc c'est juste pour voir large que je compte 1 mètre de plus sur l'ensemble. Pour la charpente si on suppose un bâtiment de 15 m de large, chaque mur en supportera 7,5m.

Bon, je passe quelques trucs. Pour les charges d'exploitations, c'est 150 Kg / m². C'est comme ça pour les bâtiments d'habitation, cherchez pas. Et si vous envisagez un aquarium de 500 litres au milieu du salon, pensez à calculer ça au niveau de votre dalle. Le coefficient de sureté est normalement différent pour la structure (prise en compte du surpoids dû à la neige, au vent...) et pour les charges d'exploitations, mettons un coefficient de 1,5 partout.

Bref, nous aurons donc quasiment 4,5 tonnes par mètre linéaire sur les fondations périphériques et 3 tonnes sur les murs de refend. Ne chipotons pas, disons que les deux devront supporter 4,5 tonnes par mètre linéaire. Pour une maison de 15m sur 15m, ça va donc faire un poids de : 15 x 4 x 4.5 = 270 tonnes.
Ça, c'est fait.

Mais la maison, on la pose sur quoi? du roc? du sable? un marécage? du remblai? dans notre cas, de l'argile compacte. Et là Moi-même soit loué, des bureaux d'études ont très bien fait les choses et ont déjà calculé les poids admissibles moyens pour chaque type de sol... sachant que l'argile niveau qualité de sol, c'est dans la catégorie "sol de merde".... sauf l'argile compacte, qui est dans la catégorie "sol top moumoute".

Bref, l'argile compacte a une pression admissible de 0.4 newton par millimètre carré, ou en langage simple : elle supporte au maximum 40 grammes par millimètre carré avant de s'enfoncer. Sachant que notre maison pèse 4,5 tonnes par mètre, quelle doit être la taille des fondations?
Facile : on divise la charge (le poids de la maison par mètre, donc) par la pression admissible et on a la surface minimale des fondations en millimètre carré. Avec 10 newtons = 1 kilo (en arrondissant) , 4.5 tonnes (4500 kilos) deviennent 45 000 Newtons :
45 000 / 0.4 = 112 500 mm² ou 0.112 m².

Humm ... pas très parlant pour ceux qui ont quitté le collège depuis longtemps. En gros pour 1 mètre de large, les fondations devront faire minimum..... 10 cm d'épaisseur. C'est peanut? oui, mais une maison c'est pas si lourd que ça en fait. Ceci dit il y a des normes minimales et au final, les fondations sont dimensionnées à 50cm de large. Je vous passe les calculs de hauteur de fondation, mais dites-vous que ça fera 30 cm.

Pour le fun, on va supposer une maison en monomur avec 1 étage sur un terrain moyen à 0.2 Newtons de pression admissible. On reprend le tableau mais on rajout 3 mètre de hauteur de mur et 1 dalle de plancher, et on double aussi le poids des cloisons intérieures (BA13 etc...) ce qui amène à un poids de 6.8 tonnes, et en reprenant le calcul précédent a des fondations de 35 cm de large minimum.
Tout ça pour dire qu'une maison c'est pas très lourd et que si le sol n'est pas trop mauvais, il n'y a pas besoin de fondations énormes. Ceci étant dit, l'autre rôle des fondations étant aussi de garantir la stabilité de la maison en cas de mouvements de sol (sècheresse, gonflement dû à la pluie, au gel...) le dimensionnement de 50 cm x 30 cm s'explique mieux.

Et si vous avez trouvé ça compliqué, j'aurais pu faire pire en parlant aussi de la nécessité ou pas de renforcer les semelles, du dimensionnement des ferrailles, des contraintes en cas de sol non homogène ...
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« Ptites news... »

Gros oeuvre > Terrassement Par Wako le 09/09/2013 à 21h11
Publié initialement le 21/07/12

... en passant, et la flemme de chercher un titre de chanson vu que là :
Décaisser le terrain : c'est fait
Creuser les fouilles : c'est fait
Poser le ferraillage, semelles et poteaux : c'est fait. A noter d'ailleurs que pour attacher l'ensemble, ce sont pas loin de 120 mètres de fil de fer qui ont été découpés, posés et tortillés à la main pour maintenir 24 semelles et 28 poteaux au moyen de 126 mètres de barres de fer découpées en tronçons de 1 mètre puis pliés et posés.


Pour les curieux : semelle 15 x 35 tor 6, poteaux de 10 et barres en tor 6 pour maintenir. Voilà, il faut que ça tienne bien pour ne pas bouger quand nous enverrons les 20 mètres cubes de béton lundi en début d'après midi.
Ensuite on laisse un peu sécher et mardi matin, Parpaing-Party-Time... 100 mètre linéaire de fondation, soit 200 agglos par niveaux sur 8 niveaux minimum.
Mais ceci est une autre histoire.
Et zou! on croise et on ferraille tout ça.


Bon, le trou, c'est fait.
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« Coulons du béton »

Gros oeuvre > Fondations - vide sanitaire - dalle Par Wako le 09/09/2013 à 21h20
Posté initialement le 12/07/2012



Et comme promis, 20 mètre cube de béton, soit 2 toupies 1/2, coulés en un peu moins de 3 heures. En pratique il a fallut faire venir une pompe vu la surface à couler et l'accès aux fouilles. Et une pompe a béton ça ressemble à ça :
Déjà là on se dit que c'est gros


Une fois les pieds stabilisés ça déploie son groooooos et loooong tube (oui, c'est assez phallique) :
24 mètres une fois déplié...


Et il n'y a plus qu'à attendre les toupies qui viennent déverser le béton à l'arrière de la pompe. Le conducteur, lui, ballade à coté des fouilles et guide le conduit avec une télécommande. En gros on était là, on regarde faire et le bonhomme suit les niveaux que l'on a placé; c'est assez reposant du coup.

Une fois fini :
Plus qu'a attendre que ça sèche


On laisse sécher un jour ou deux et on attaque à empiler.
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« Palette »

Gros oeuvre > Fondations - vide sanitaire - dalle Par Wako le 09/09/2013 à 21h28
Posté initialement le 25/07/2012

Yep, ayé, ça commence, une vingtaine de livrées ce matin en blocs d'angle et blocs classique, à raison de 70 blocs par palette, soit un total de 1400 petits légos à assembler accompagnés de 35 sacs de ciment et 10 mètre cube de sable.
Une bonne matinée pour qu'ils déchargent l'ensemble. Et je précise qu'il n'y a pas la totalité, ils reviendront pour 400 ou 600 blocs supplémentaires quand on aura fini avec ceux-là.

Et pour compléter l'album photo :

livraison parpaings


livraison palettes


livraison parpaings


Encore des parpaings


La bétonneuse arrive ce soir, donc demain matin à 7 heures hop! on réveille les voisins histoire d'entretenir de bon rapports et qu'ils s'habituent à nous.
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« Rang de... »

Gros oeuvre > Fondations - vide sanitaire - dalle Par Wako le 09/09/2013 à 21h33
Publié initialement le 26/07/2012

.. parpaings. Et voilà, c'est parti, les premiers posés avec un ch'ti 38° en milieu d'après midi, du coup mini-session de 7h30 à 15h. Les 2 premières heures à recaler les repères, reprendre les mesures et les niveaux et ensuite on aligne.

Quelques difficultés manifestes, notamment le passage des blocs d'angle dans les ferrailles de poteaux : il faut grimper sur une échelle et enquiller le bousin de 12 Kg à 3 mètres du sol. Ne nous plaignons pas, c'est toujours plus léger que les 20 Kg d'un parpaing normal.

Pour ceux qui veulent le mode d'emploi, il faut commencer par placer les blocs aux angles pour reprendre les repères et vérifier que tout soit toujours bon : le coulage du béton peut avoir fait bouger la semelle ou incliné les poteaux :
mise en place des angles


Une fois les 4 angles vérifiés les cordeaux sont tendus, on pose et on scelle les angles et quelques parpaings avec.
mise en place des angles


Et si c'est toujours bon, on fait une longueur complète :
mise en place des angles


A noter que c'est généralement là que l'on constate qu'une semelle béton ce n'est jamais super pile poil plat, donc sur les 1 ou 2 prochain rang il faudra rattraper un peu le niveau. Rien de catastrophique, environ 3 cm vers le milieu du mur : les angles sont au même niveau mais le milieu de la semelle est un peu bombé.

Les trous des angles et des poteaux sont laissés vide, un béton avec des ch'ti cailloux (au lieu du sable) y sera coulé quand nous en serons a 5 rangs posés.
Du coup c'est presque une palette qui est partie, soit un peu moins de 70 blocs. Petit score, idéalement une fois lancé il faudrait tenir un rythme de 2 palettes / jour.
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« Working for the week end »

Gros oeuvre > Fondations - vide sanitaire - dalle Par Wako le 09/09/2013 à 21h46
Publié initialement le 06/08/2012

Pas beaucoup de texte mais quelques photos pour récapituler les dernières semaines :
Le terrain nu


Premier coup de pelleteuse


On creuse encore


le vide sanitaire se dessine


périphérie du vide sanitaire


Décaissement du vide sanitaire


decaissement vide sanitaire


parpaings du vide sanitaire


2° rang du vide sanitaire


Au premier plan ce sont les 3 compartiments des caves qui seront accessibles du garage, une partie du remblai est évacuée petit a petit mais la plus grosse partie des 3 buttes restera. Le 4° rang est commencé (le mur ouest, à droite). Les murs sont maintenant à niveau avec des écarts de maximum 1 cm qui seront gommés à la fin de du rang.
Du coup sans les rattrapages de niveau l'empilage devrait avancer relativement vite.
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« Bon, promis... »

Gros oeuvre > Fondations - vide sanitaire - dalle Par Wako le 11/09/2013 à 20h42
Un de ces jours je refais un truc avec pleiiiiiiiin de texte, mais là en ce moment je n'ai pas trop le temps puisque le 5° rang est fini et que les poteaux sont en train d'être coulés :


montée des murs


Murs périphériques et refend


Nous avions provisionné pour 7 rangs de parpaings, il faudra refaire une chtite commande pour 4 rangs de plus soit 8 palettes, 20 sacs de béton, 4 tonnes de sable et 1 tonne de graviers. Et logiquement en fin de semaine prochaine, passage des conduits du puits canadien (ou provençal, c'est au choix) et pose des revêtement étanches sur l'extérieur.
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« Enjoy the silence »

Préparation > Autres Par Wako le 11/09/2013 à 20h42
Coucou au Docteur
Coucou au Docteur
Coucou au Docteur
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« Air »

Gros oeuvre > VRD / Fosse septique Par Wako le 11/09/2013 à 20h44
Oui parlons peu, parlons bien, mais parlons au frais en ces temps de canicules qui affolent les présentateurs de journaux télévisés et autres gratte-papier. Mais ils font bien de prévenir, c'est vrai qu'un coup de chaud en août en général, on ne s'y attend pas.

Venons-en au fait avec aujourd'hui un petit topo sur l'aération du logement. Tout d'abord un petit retour en arrière : dans le temps, comme disent ceux qui pensent que l'age apporte d'autres privilèges que celui de s'uriner dessus, les maisons n'avaient pas de VMC (ou ventilation mécanique contrôlée, pour les 2 du fond qui se sont toujours demandé ce que ça voulait dire). Donc ces même personnes vous diront "pfff, ça sert a rien, avant y'en avait pas et ça allait très bien". Or que nenni, car les huisseries, portes et plafonds étaient tellement bien ajustés qu'il y passait autant d'air que de footballeurs dans la chambre d'une prostituée décolorée de 16 ans.

Mais voilà, aujourd'hui on se dit qu'une maison étanche ça reste mieux pour ne pas brûler 6 mois de salaire en chauffage et les 6 autres mois en clim. Mais de faire une maison étanche, à l'intérieur ça condense, c'est humide, ça moisit. Et parce que ça va me resservir plus tard, pourquoi est-ce que ça condense? majoritairement à cause des quelques humains peuplant les lieux et qui respirent, rejetant de la vapeur d'eau (environ 1/2 litre par jour et par personne) et quasi autant pour la transpiration. En plus ces idiots font à manger et là c'est variable, un plat qui mijote 2 heures rejettera plus d'eau qu'une salade de tomate. Ajoutez à cela les douches, le linge qui sèche (environ 4 litres d'eau)... bref, il faut évacuer tout ça.

Et pour évacuer, les normes en vigueur disent : renouvellement total de l'air du logement toutes les 2 heures.
De façon intelligente le premier réflexe a été de se dire : un ventilo qui prend l'air à l'intérieur et le rejette dehors, 2 trous au dessus des fenêtres et c'est bon, plus de problèmes. C'est ce que l'on appelle la VMC à simple flux (ou en langage technique : du matos de merde). Bah oui, pour ceux qui ont lu les posts précédents, prendre l'air directement à l'extérieur et en permanence c'est pas top niveau chaleur / froid, humidité de l'extérieur qui rentre et consommation électrique. Autant laisser une fenêtre ouverte en permanence, ça coutera moins cher. Pour le matériel , comptez moins de 100 euros pour le bloc moteur.

Et puis bon, renouveller l'air en permanence, c'est une bêtise aussi monumentale qu'un devis de chirurgie esthétique pour Ribery. Comme on l'a vu le but principal est d'éliminer l'humidité, donc en gros de fonctionner le matin de 6 a 10h et le soir de 18 a 23h, le reste du temps au ralenti pour que la maison conserve sa chaleur ou sa fraicheur.
Donc quelques brain-storming plus tard sont arrivées les VMC hygroréglables. Sur la même base que les simple flux, les bouches d'aspiration de l'air s'adapte en fonction de l'humidité de l'air. Donc vous prenez une douche : ça s'ouvre en grand, la douche finie l'humidité s'en va, la bouche se referme donc moins de pertes de chaleur / fraicheur. En visant bien vous en aurez pour 150 a 400 euros.

C'est déjà mieux mais l'air est toujours pris directement à l'extérieur. Du coup re-brain-storming et un troisième système arrive : la VMC double flux. Et pour une fois ça devient intelligent même si il y a des failles : on se sert de l'air aspiré dans la maison pour réchauffer ou refroidir l'air pris à l'extérieur. Et là personne ne comprend alors je détaille :
En hiver, l'intérieur de la maison est théoriquement plus chaud que l'air extérieur. Donc cet air aspiré par la VMC va passer dans un caisson échangeur où il va croiser l'air venant de l'extérieur et le réchauffer.



Le rendement est au minimum de 60% pour les modèles les plus basiques, donc :
Soit R le rendement, Tinsuf la température de l'air insufflé, Text la température de l'air extérieur, Tint la température de l'air intérieur, on a donc : R = (Tinsuf-Text)/(Tint-Text)
En pratique, avec un rendement de 60%, une Tint de 20°C, une Text de 0°C, on a :
0.6=(Tinsuf-0)/(20-0) Soit Tinsuf=0.6*20=12°C...

Voilà, déjà sans user de chauffage vous gagnez 12° sur l'air entrant dans la maison, sachant que les meilleurs modèles de VMC grimpent a 90% de rendement (donc un air insufflé a 18° maxi théorique). Quelques inconvénients quand même, il y a un filtre à nettoyer (bon, comme sur tout système de ventilation) et surtout, ça coute la peau des fesses. 400 euros le modèle de base, près de 2000 euros pour les modèles top-moumoutte. Et uniquement les moteurs, sans les gaines, la pose (pour les non bricoleurs). A voir pour les 6° gagnés le temps d'amortissement du matériel qui ne servira pas toute l'année, puisqu'en intersaison les températures intérieures et extérieures sont quasi identiques.

Sauf que... il y a un autre moyen pour préchauffer ou rafraichir l'air entrant dans une maison et en utilisant une VMC simple flux, j'ai nommé : le puits canadien. Ou le puits provençal. En fait c'est la même chose, mais vous saurez que ça porte 2 noms différents.
Donc comment ça marche? Et bien on considère qu'à partir de 1m50 de profondeur, la température du sol est relativement constante tout au long de l'année, de 10° à 14°. L'idée est donc de faire passer le conduit d'entrée de la VMC sous terre pour rafraichir / réchauffer l'air avant de l'utiliser dans la maison. Plusieurs matériaux sont possibles et pour le dimensionnement je vous passe les calculs mais globalement il faut une bonne soixantaine de mètres de conduit en PVC que nous placerons à 2m20 dans notre cas.

Concrètement ça donne grosso merdo environ 8° de gagnés sur l'air soufflé en été, sachant que bien sur, plus il fait chaud, plus c'est efficace. Un p'tit exemple de relevé de températures sur Toulouse sur 9 jours :


Pareil en hiver, vous évitez les températures négatives et préchauffez un peu l'air entrant. Donc sur l'intersaison, pas super utile, là non plus. Les kits de puits canadien sont en général vendu aux alentour des 3000 euros. Bon.. ça fait mal. Sauf qu'avec 150 euros vous achetez 60 mètres de tuyaux PVC, quelques raccords et hop! vous obtenez la même chose. En fait pas exactement mais pour 1850 euros d'écart, pas besoin d'aller chercher plus loin.

Ca ne remplace pas une VMC double flux niveau efficacité, ce n'est pas une clim ni un chauffage. C'est un système de confort additionnel qui vient en complément d'une VMC simple flux ou d'un modèle double flux basique, selon les besoins.
Donc on résume : en complément du chauffage nous aurons un puits canadien couplé à une VMC double flux d'entrée de gamme, et pas de clim: les nuit sont fraiches, la VMC apportera son air frais aux murs de la maison et, par inertie, permettra une bonne fraicheur en journée. Le tout pour un investissement modeste mais suffisant, le système étant surtout efficace au mieux 6 mois sur 12.

Et pour les tuyaux et le 7° rang de parpaings, c'est là que ça se passe :

Le vide sanitaire qui monte


Oui, bon, sur la photo j'ai pas fini de poser les arrivées du puits.
Enfin pour info l'air est soufflé dans les chambres et salon et aspiré dans les pièces humides : salle d'eau, wc, cuisine.
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« Pour le plaisiiiiiir »

Gros oeuvre > Fondations - vide sanitaire - dalle Par Wako le 11/09/2013 à 21h02
Et parce que comme ça vous aurez appris quelque chose (ou pas), voyons un peu comment dimensionner un puits canadien ce qui je le sais vous hantais depuis le dernier article. Des fois que vous n'ayez rien de prévu ce week-end, vous pourrez vous dire "ah bah ça tombe bien, j'vais me creuser un p'tit puits maintenant que je sais faire".

Donc première chose à savoir : quel est le volume d'air à renouveler. Dans notre cas 450 mètres cubes. Je ne vous ferais pas l'affront de vous dire comment se calcule un volume.. Ensuite plusieurs choses sont à savoir :
- Le diamètre des conduits est en général de 160 mm à 200 mm pour éviter les pertes de charge (conduits trop petits qui sur la distance font forcer le moteur et perdre de la puissance). Des conduits plus gros à l'inverse ne proposent pas assez de surface d'échange par rapport au volume d'air.
- La vitesse de circulation doit être comprise entre 1 et 3 mètres par secondes pour éviter une trop grande condensation et réduire les bruits de circulation de l'air. Accessoirement ça évite aussi de devoir s'équiper avec un moteur trop puissant donc énergivore et lui même bruyant.
- L'air doit rester dans les conduits entre 20 et 30 secondes pour un échange optimal.
- L'air du logement doit pouvoir être renouvelé entièrement toutes les 2 heures. Comme vu dans l'article précédent, en pratique ce ne devra pas être le cas en permanence (inutile si le logement est vide par exemple) mais utile pour rafraichir la maison pendant la nuit, aérer une soirée cigare / cigarette / splif / calumet et autres cas de figure, comme une hotte de cuisine à plein régime qui aura besoin d'une entrée d'air suffisante pour être efficace.

Mettons cela en équation et ne prenez pas peur, vous allez voir c'est facile, même moi j'ai compris. Donc, volume total de 450 mètre cube à renouveler toutes les 2 heures, ça nous donne 225 mètres cubes à renouveler toutes les heures donc toutes les 3600 secondes.
Partons de l'hypothèse d'un tube de diamètre de 160 mm, le volume d'air dans ce tube sur 1 mètre sera de : π x (Rayon)² x longueur, soit 3,14 x 0,08² x 1 = 0,02 mètres cube. Donc avec cette longueur uniquement pour renouveler le volume d'air toutes les heures, l'air ne doit rester que 0,32 seconde dans le tube :
3600 / (225 / 0,02) = 0,32

soit une vitesse de 3,125 mètres par seconde :
1 / 0,32 = 3,125

Bon, fallait se douter qu'un mètre de tube, ça ferait un peu court. A noter aussi que sur ce diamètre, la vitesse de déplacement est un poil élevée; rien de méchant, ça ne fera pas un bruit de réacteur non plus, mais c'est à noter pour plus tard.
Réglons d'abord la question de la longueur de tube. Donc là pour 1 mètre de tube l'air reste 0,32 secondes dedans; du coup pour qu'il reste minimum 20 secondes, une chtite règle de 3 nous donne une longueur de 62,5 mètres.

Notre maison ayant un périmètre de 66 mètres, il y aurait la place d'enterrer le tube de 160mm tout autour. Mais nous avons vu que le débit d'air était dans la fourchette haute, donc pour le baisser augmentons le diamètre du tube. Pour 200 mm et 20 secondes dans le tube on obtient 2 m/seconde pour 40 mètres de conduit.
On est bon sur la vitesse mais la longueur est un peu élevée, il risque d'y avoir d'importantes pertes de charges (donc ventilo de la VMC qui force trop ou obligation de le sur-dimensionner). De plus le conduit, si il reste dans la norme, est dans la fourchette haute donc peut-être pas une surface d'échange optimale entre l'air et les parois.

La solution la plus simple pour augmenter le volume d'air entrant et baisser les pertes de charge est de réaliser 2 x 32 mètres au lieu d'une fois 64 mètres. De cette façon on obtient une vitesse de déplacement de 1,6 mètres par seconde pour 20 secondes de séjour dans le tube.

A la mise en place, les 2 conduits partent chacun d'un coté de la maison (oui, bon, le 2° là on ne le voit pas trop, il était déjà recouvert de remblai) ... :
Le puits canadien


... longent les murs à un peu plus d'un mètre (même si ça ne se voit pas trop sur la photo parce que je les ai décalés juste après) :
Le puits canadien le long du vide sanitaire


Pour ensuite aller remonter sur le long du mur opposé :
Les entrées d'air du puits canadien

Et bon, comme c'est de travers et qu'il fallait que l'on remblaye pour pouvoir continuer à monter les murs, une fois redressé nous avons ceci :
Puits canadien et vide sanitaire

A ce niveau le 7° rang est fini, les angles du 8° sont posés (bon, on a un peu avancé depuis). En allant jusqu'au 11° rang plus l'épaisseur de la dalle nous allons monter encore de 1 mètre, ce qui fait qu'une fois la dalle fini et le sol à niveau, les tubes ne dépasseront plus que de 50 cm du sol.
Toujours est-il qu'en dimensionnement on est pile poil avec de la marge pour sur-ventiler si besoin, on peut baisser le débit aussi, le moteur ne force pas trop donc moins de bruit, pouf pouf tout va bien, la maison sera rafraichie.
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« Two Completely Different Things »

Gros oeuvre > Fondations - vide sanitaire - dalle Par Wako le 11/09/2013 à 21h09
Pas deux mais trois, mais c'est pas grave.

Une première pour illustrer les problèmes rencontrés lors de l'élévation des murs. Surtout du coté nord du fait de la semelle de départ, jamais impeccablement droite même si des repères sont pris. Mais bon, couler 20 mètres cubes de béton dans 100 mètres linéaires de tranchée, forcément, par endroit y'à quelques centimètres d'écart.

Ensuite.. bouarf, la première méthode de prise de niveau n'étais pas ... optimale, disons. Donc il a fallut compenser, monter un peu, changer de méthode, revérifier, monter encore et maintenant on y est, seulement 1 cm d'écart sur 2 angles opposés. C'est plutôt correct, ce sera rattrapé au dernier rang et égalisé au final avec la dalle.
Mur pas de niveau...


Et je tiens à préciser que le problème ne s'est posé que sur le mur nord globalement plus bas que le reste mais néanmoins plat. Ailleurs tout allait bien, heureusement d'ailleurs.

Deuxième point, l'emplacement d'accès à la cave étant maintenant définitif, il a fallut creuser un ch'ti poil pour avoir la place d'installer le futur escalier :
Décaissement à la brouette

Oui, je sais, c'est terriblement impressionnant, 1 mètre de terre en moins, ça vous épate.


Et pour finir, c'est gratuit, un lever de soleil sur le chantier. Oui, je suis poète le matin à 7 heures face à la nature et à 8 palettes d'agglos qui m'attendent encore.
Vide sanitaire paysage


Et contrairement à ce que la météo avait prévu, grand soleil aujourd'huitre, j'ai donc pu porter mon mâââgnifique chapeau.
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« Here comes the rain again »

Gros oeuvre > Fondations - vide sanitaire - dalle Par Wako le 11/09/2013 à 21h14
Hé oui, fin d'été, septembre en approche et les premières pluies qui vont avec. En fait de pluie, plus une belle grosse averse qui du coup empêche de travailler la journée suivante, terre-argileuse-qui-colle oblige.
Journée off pour mardi et on y retourne aujourd'hui avec d'abord une photo suite à la conversation en commentaire du billet précédent :
Des murs bien droits


Certes l'arase aurait pu être faite au final plutôt qu'en cours de route mais bon, voilà, on a un mur quasi droit ou en tout cas, pas pire. Second point qui dit grosse pluie sur remblai dit tassement, hop pour le fun, y'en avait un peu partout autour des murs :
tassements remblai

Et finissons sur une belle vue d'ensemble du 10° rang quasiment fini, demain sauf orage nocturne on attaque le 11° et dernier rang demain. P'tet même qu'on le finira, mais ça ferait 5 longueurs dans la journée... pas sur que mon dos apprécie.
Le vide sanitaire qui monte
Ensuite ne resteront à finir que les murs de refend sur 4 niveaux.
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Bonsoir Wako ,

Je vois que le remblai a été fait et que rien n'a été fait au niveau étanchéité coté delta MS et drainage , vous n'avez pas peur ?

Cdlt
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LE delta MS a été posé plus tard. Le problème de notre sol c'est que c'est un gros bloc d'argile totalement étanche. Lors du test d'infiltration pour l'assainissement, le niveau du tube n'a pas bougé en 1/2h.
Il y a +/- 20 cm de terre végétale mais assez argileuse dessus, en dessous quasi 100% argile, imperméable. oon a pu voir ça cet hiver : la pluie ruisselle en surface et stagne dans ces 15 1° cm.

Nous allons donc drainer de 2 façons :

- Le terrain est en légère pente, donc drains à 2m de la maison et à 40cm sous la surface pour éloigner l'eau de ruissèlement.

- Autour de la maison le remblai s'est tassé et est descendu de 60 bon cm. on va poser un film géotextile + conduite percée et tout venant (drain classique) pour récupérer ce qui tombe contre la maison. Cette partie sera évacuée sur le réseau des pluviales.

Et logiquement avec ça, ça devrait aller. Happy
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« I'm the invisible man »

Gros oeuvre > Fondations - vide sanitaire - dalle Par Wako le 21/09/2013 à 16h21
Si le titre est invisible les parpaings eux ne le sont pas et sont même de plus en plus présents puisque la périphérie est finie (11° rang) et que pour les refends, reste juste 2 longueurs 1/2 à terminer demain.
Et logiquement de là, hop hop hop on pose les planelles, les poutrelles et les hourdis pour couler la dalle. Sauf que oui mais non, le nouveau devis n'est toujours pas arrivé donc il va y avoir quelques jours de flottement (enfin au moins 2 semaines en fait) avant que ce soit mis en place. Bon, c'est pas grave, y'a quelques bricoles à faire en attendant qui, bien que n'étant pas indispensables dans l'immédiat, permettront d'avancer quand même.


vide sanitaire, vue générale


tout autre chose
Et à noter enfin que pendant qu'il y en à qui bossent, d'autre font les cons au bout d'une corde (oui, on a un terrain militaire à quelques minutes de la maison...).
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« Don’t stop me now »

Gros oeuvre > Fondations - vide sanitaire - dalle Par Wako le 21/09/2013 à 16h27
Yep, chaud bouillant et ça y est, les parpaings sont finis. 11 rangs, 2200 de ces saletés transportées, maçonnées, empilées.

vide sanitaire, vue générale


Les caves ont été faites un peu propre avec des escaliers en parpaing pour monter sur les terre-plain. La plomberie et une partie de l’électricité passeront sous la dalle (donc dans la cave) et il sera plus facile d’y accéder comme ça.
Bon.. en fait c’est pas exactement fini, il reste encore l’entrée à fermer soit une quinzaine de parpaings mais c’est l’affaire d’une petite heure maxi :
murs vide sanitaire, plus qu'a refermer


Et donc je peux quasiment dire adieu à ces charmants accessoires qui ne me lâchaient plus depuis plus d’un mois :
fin de montage de mur
Pour la suite nous sommes maintenant en attente des poutrelles et des hourdis pour mettre en place le plancher. 2 semaines de délai mais comme le fournisseur a augmenté son devis entre temps, va falloir revoir ça...
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« Weekend »

Gros oeuvre > Fondations - vide sanitaire - dalle Par Wako le 21/09/2013 à 16h32
Finalisation des murs
Finalisation des murs

Finalisation des murs



delta MS
delta MS
delta MS
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« Under pressure »

Gros oeuvre > Fondations - vide sanitaire - dalle Par Wako le 21/09/2013 à 16h45
Dommages et mouvement de terrain - remblai
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« Hit the floor »

Gros oeuvre > Fondations - vide sanitaire - dalle Par Wako le 21/09/2013 à 16h48
Parce que même pas peur et parce que de toutes façons c’était déjà commandé, le plancher a été livré ce week end. Enfin le version en kit du plancher, l’assemblage comme d’hab, c’est pour notre pomme. Ceci étant « si vous ne voulez pas de travaux, fallait acheter déjà construit »; certes, ce n’est pas faux.
Alors un plancher c’est quoi? Des poutrelles en béton armé, tout d’abord. Et quand je dis béton armé, je ne parle pas de bêtes tiges de fer avec un pov’ morceau de ferraille dedans.

Que nenni, ça c’est tout juste bon à construire un poulailler au fond du jardin. Ce sont plus exactement des poutrelles précontraintes, à réaliser comme suit :

- Prenez 5 câbles en acier d’un peu moins d’un centimètre de diamètre dans notre cas.
- Placez-les dans le moule des poutrelles et tendez-les bien fort, quelques dizaines de tonnes de tension appliquées par des vérins hydrauliques sur chaque devrait suffire.
- Une fois bien tendus, coulez le béton tranquillou, mine de rien.
- Une fois sec, coupez les câbles en ne laissant dépasser que 10 centimètres histoire qu’ils soient pris dans la dalle lorsqu’elle sera coulée.
- Hop, vous démoulez, la poutrelle va se courber légèrement sous la tension. C’est normal, c’est grâce à ça qu’elle pourra encaisser du poids sans casser sur près de 5 mètres (ou plus, juste faut des câbles plus gros).






Sauf que si on réfléchit un peu, une fois les poutrelles posées, y’a quand même de gros trous entre; et si vous coulez du béton, forcément, il va couler entre les poutrelles. Doooooonc, pour combler les trous, il faut mettre en place des hourdis.

Techniquement, ça ressemble à ça :



Il suffit d'en poser plein entre les 2 poutrelles et voilà. Mais bon… souvenons-nous de ce que je déblatérais il y a quelques posts de ça : Le parpaing / béton c’est lourd, ça isole que dalle. Est donc arrivé un gars qui s’est dit a peu près la même chose et qui a donc inventé… les hourdis en polystyrène …


… magnifiquement représentés ici posés sur des poutres (sans les câbles apparents) et la dalle de compression en béton coulée par dessus. Notez aussi que les hourdis ont une languette qui enveloppe le dessous des poutrelles pour limiter les ponts thermiques.

Mais nous en sommes encore loin, pour le moment ce serait plutôt quelques ballots d’hourdis retenus par des parpaings parce que bon, c’est léger le polystyrène et par ici le vent souffle fort.
les hourdis polystyrene




positionnement de poutrelles


Les poutrelles déposées à peu près où il faut mais la grue ayant une portée limitée et les abords des fondations étant pour le moment… fragiles, dirons-nous, il a fallut en poser un peu à coté aussi.
les poutrelles


Et aussi les linteaux qui complètent les ouvertures entre les compartiments de caves.
vide sanitaire et poutrelles
Pour ce qui sera la joie de mettre en place les 88 poutrelles d’environ 80 Kg chacune, nous attendons la venue d’un ingénieur de bureau d’étude qui puisse confirmer de façon certaine si oui ou non, l’intégrité structurelle est compromise (si tout va se casser la gueule ou pas, donc).
Pour le poids, sachez qu’il existe des poutrelles allégées composées majoritairement de métal et de très peu de béton (et 15 Kg au lieu de 80). Ca tient pareil, c’est assez chouette, juste un poil plus cher. Mais voilà, c’est fabriqué en Allemagne, et tout le monde sait depuis Lady Diana que le béton français est beaucoup plus solide que l’acier allemand.

Bref, stand-by en attendant le bureau d’étude...
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« And the beat goes on »

Gros oeuvre > Fondations - vide sanitaire - dalle Par Wako le 21/09/2013 à 16h59
Hop! nous revoilou. Commençons par un mot des désordres précédemment cités. S’en est donc suivi des appels à 3 bureaux d’études qui se sont conclus par :
- « L’ingénieur est en formation, il faut rappeler dans 1 semaine »
- « Désolé j’ai trop de boulot, je ne peux pas me rajouter une mission actuellement »
- « Ah…. vous êtes auto-constructeur.. bon… sachez-le, aucun professionnel ne s’engagera sur quoi que ce soit concernant vos désordres puisque vous n’avez aucune assurance. Le premier qui s’engage prend toute la responsabilité ».
Le dernier ayant eu l’avantage de la franchise j’ai pu quand même un peu discuter avec lui. Suivant la méthode des probabilités corrélées à l’amplitude cinétique d’un ensemble cupronickel à cerclage d’argentan en phase parabolique (1) il semble que le remblai opéré suffise à stabiliser l’ensemble. Par acquis de conscience j’ai aussi fait venir une entreprise de maçonnerie qui selon la même méthode a rendu le même verdict (oralement toujours hein, faut pas rêver et espérer avoir un écrit).

Bref, nous voila repartis avec nos poutrelles posées de ci, de là, et qui pour info et renseignements pris pèsent 100 kilos et laissées ainsi :
les poutrelles


Sachant qu’il faut les répartir tous les 60 cm environ sur l’ensemble de la surface. A noter que le fabriquant est sympa, il donne quand même un plan de pose… relativement précis mais bon, un peu d’imagination et d’extrapolation ne fait pas de mal. Le jeu c’est donc de faire glisser les poutrelles d’un bout à l’autre, de soulever celles qui ne reposent que sur 1 mur pour les positionner correctement… sauf que rapidement un problème arrive :
passage des poutrelles aux poteaux


Hé oui, ces saletés de poteaux tous les 2,5 mètres. Bon, pas grave, suffit de soulever et d’arriver à placer la 1° poutrelle (yeepiyaï).
placement poutrelles


Bon, vous avez saisi le principe je vous fais la suite en accéléré :
encore des poutrelles

ça avance...


2 bonnes journées 1/2 pour caler à peu près l’ensemble. Et vient ensuite la partie facile, le truc rigolo et reposant parce que léger : la mise en place des hourdis en polystyrène. Manier un truc de seulement 2 kilos qui s’emboite sans colle, ne salit pas et ne fait pas mal, ça faisait longtemps, ça détend.
Les premiers hourdis en place


Le principe est similaire à celui du parquet : vous partez d’un bord, vous emboitez et arrivé au bout il suffit de découper à la scie la section manquante. Le morceau en plus sert à débuter la nouvelle rangée. Mis à part le vent un peu pénible pour placer ces machins, ça avance relativement vite. Suite au placement des dernières poutrelles, en une petite après-midi ça donne ça :
plein d'hourdis en place


Et avec un dimanche matin de plus :
hourdis et poutrelles

C’est d’ailleurs sur la fin de cette matinée que je me suis rendu compte que si taper à mains nues sur un hourdis en polystyrène pour l’emboiter paraissait être une bonne idée, l’impact sur une poutrelle m’a suggéré le contraire.
Ne pas essayer de couper une poutrelle béton à mains nues...

Un chti bobo au doigt pas méchant par contre la poutrelle est à changer.


(1) En clair ils ont tiré à pile ou face avec une pièce de 1 euro, mais l’avantage c’est que maintenant vous en connaitrez la composition.
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Bonsoir, je suis votre récit. Très riche en informations !!!
Vous avez pris le temps d'étudier chaque composante du projet, vous êtes de la partie ou totalement novice ?

Peut être un plan de la maison pour s'imaginer le résultat final ou une vue 3D ?

En tout cas votre récit mérite d'être connu !!Wink
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« Who you gonna call ? »

Gros oeuvre > Fondations - vide sanitaire - dalle Par Wako le 26/09/2013 à 21h17
Vue de la cave
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« Pfiouuuu »

Gros oeuvre > Fondations - vide sanitaire - dalle Par Wako le 26/09/2013 à 21h19
Bon ça aura été plus long que prévu…
Les murs pas droits ont obligé à découper / tordre / réarranger les câbles qui dépassent des poutrelles sous peine de longueur de l’ensemble trop importante ce qui empêchait la mise en place. De plus les poutrelles sont supposées mesurer 4,80m… mais bon, des fois c’était 4,85m. Ajoutez à ça un plan de mise en place totalement foireux et voilà, une semaine.
Tout ça pour dire que voilà, ayé, hop, ils sont tous là :
hourdis



Enfin non, pas tous, il reste 1 ballotin 1/2 d’hourdis, donc une douzaine à peu près.
Plus que le ferraillage à faire, passer les réservation pour l’eau, l’électricité et le téléphone, poser les planelles et hop! on pourra couler la dalle.
Cave


Cave
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« Iron »

Gros oeuvre > Fondations - vide sanitaire - dalle Par Wako le 26/09/2013 à 21h23
Et hop! nous revoilà.

Résumé des épisodes précédents et rappel de notions de base. Comme je l’avais dis, les poutrelles et hourdis étaient en place et les étapes suivantes sont la mise en place du ferraillage de la dalle, des poteaux aux angles de la maison et la mise en place des planelles / coffrage avant le coulage du béton. Bien évidemment ceci n’est que théorique.
Commençons par la trémie. Kézaco? c’est le nom technique pour se la péter aux repas de Noël pour parler d’une ouverture dans un plancher. Donc là, c’est le trou pour aller à la cave.

Reprenons une image du dernier article et examinons la chose :
hourdis

Comme vous avez tout compris, la trémie est au premier plan. Vous remarquerez donc en toute logique que 2 poutres sont plus courtes pour laisser le passage et sont donc étayées.
Cependant à terme pour remplacer l’appui sur le mur, il faut coffrer le bout des poutrelles et le ferrailler; en coulant la dalle, cette partie formera une poutre qui soutiendra la plancher.

Pour ferrailler cette partie la pièce de métal s’appelle un chevêtre, et en gros plan ça ressemble à ça :
Tremie dalle

Sauf que… ce chevêtre porte la référence U120 12-16 ce qui signifie « Chevêtres pour reprise de poutrelle de plancher de 16 cm et pour trémie maxi de 1.20 ml ». Bon.
Les plus observateurs auront noté que quand même, ça semble un peu petit leur truc, les ferrailles posent à peine sur les poutres et y’a pas mal de vide de chaque coté. A ceci une réponse évidente : ces abrutis chez le fournisseur de matériaux se sont plantés de référence, il fallait un chevêtre U180 (donc 1,8 mètre de long). Donc retour au dépôt, discussion avec leur bureau d’étude et là… grand moment.
Parceque non, ils n’ont pas vraiment de bureau d’étude, juste une secrétaire qui a du apprendre plus ou moins à utiliser un logiciel de dimensionnement de plancher et qui ressort (mal) ce que l’ordi lui dit. Et bien sur sans rien y comprendre. Pour elle la pièce est bonne, il faut juste tirer un peu dessus pour qu’elle soit à la bonne dimension.
Oyez Oyez, l’entreprise Carayon à Castres a inventé le métal élastique.

Bon, comme je les ai saoulé ils ont fini par me dire « bon, bah prenez l’autre modèle si vous voulez mais ça changera rien, ça tiendra pareil mais bon, si ça vous fait plaisir ».

Voilà donc le bon chevêtre dimensionné comme il faut, et si peu de différence avec le précédent :
Tremie dalle

Pas de quoi s’affoler, donc, après tout ce ne sont que les poutrelles du garage, pas comme si on devait y mettre des trucs lourds comme une voiture, un cumulus et réservoir de chauffage central de 600 litres ou un insert de 200 kilos à proximité hein…

Voilà, ça, c’est fait.

Puisqu’on y est à taper sur les incompétents, continuons avec les barres d’acier (appelées « chapeaux ») à positionner en plus du treillis soudé. Je suis supposé placer 48 barres de 3,30 mètres et n’ai que 25 barres de 6 mètres.
Etant d’humeur taquine, je les contacte (enfin la secrétaire-ingénieur-du-bureau-d’étude) qui me sort :
« -Ah bah faut couper les barres de 6 mètres en 2 à 3,30 mètres, ça vous fera le bon nombre de barres.
- Mais si je coupe à 3,30 mètres, l’autre morceau ne fera que 2,7 mètre et ça ne sera pas conforme au schéma de montage.
- Non non c’est bon, il faut une longueur de 3,3 mètres donc vous coupez les barres de 6 mètres en 2 et ça vous fera le bon nombre et les bonnes longueurs à 3mètres 30. »
Là encore plutôt que le napalm, on ressort nos cours de génie civil puisque pendant la sieste je n’avais pas entendu que pour mon cas ça donnerai : « une dalle à 3 travées : 4,70 , 4,80 , 4,70 les règles forfaitaires disent que la longueur des chapeaux doit être de 1/4 de la travée considérée la plus longue, de chaque coté de l’appui. Soit 4,80 / 4 = 1,20 m de chaque coté. On arrive donc à une longueur totale de chapeaux de 1,20 + 1, 20 + 0,20 = 2,60″
… et pas 3,30 m. Ils ont donc eu la main super lourde niveau dimensionnement mais bon, ça leur fait vendre plus d’acier.

Coupage des barres de 6 mètres en 2 x 3 mètres et hop, roulez jeunesse. Je passe sur les autres aciers livrés en quantités incorrectes (mais sont sympa, en général y’en avait un peu plus, je plaint leur gestionnaire des stocks si tant est qu’ils en aient un) et sur les 2 largeurs de la maison carrément oubliés dans le ferraillage :
Hourdis

Vous voyez sur la droite les chtites barres / chapeaux qui partent du bord à droite? bah si elles n’y sont pas, ça fissure comme ça :
schema ferraille


Donc voilà, rajouter les barres qu’il faut, pas grave, ça a juste pris un peu plus de temps pour recalculer et rattraper leur conneries.
Tout ça pour en arriver au ferraillage fini, les poteaux posés, reste juste 4 mètres de planelles et 4 planches de coffrage de la trémie à finir de fixer (bah oui, j’avais pu de vis…).

Bon, voyons le bon coté des choses : rester bosser tard, ça permet de profiter de couchers de soleil pas trop vilains.
Autre
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« My heart will go on »

Gros oeuvre > Fondations - vide sanitaire - dalle Par Wako le 26/09/2013 à 21h27
Hé oui, demain, on coule!
comme précisé, le ferraillage est fini et aujourd’hui ce fut principalement la pose des réservations pour les différentes canalisations et arrivées diverses.
Ferraillage dalle


4 diamètres différents pour les réservations :
Ferraillage dalle


Et une dernière de la trémie :
Ferraillage dalle

Donc le défilé de camions c’est pour demain après midi, à priori tout devrait bien se passer. Le seul problème possible c’est la rupture d’un hourdis ; trop de charge de béton ou marcher en plein milieu et pas sur le métal ou une poutrelle. Techniquement ça se répare mais les hourdis étant emboités les uns dans les autres, en changer un en milieu de rangée à chaud avec du béton autour, c’est pas top.
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Bonjour ,
Je suis votre récit avec attention ,car il me fait bien rire , nous même en autoconstruction , bon courage pour le béton demain !
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Bonne journée demain
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« According to plan »

Gros oeuvre > Fondations - vide sanitaire - dalle Par Wako le 21/10/2013 à 22h08
Et donc ça y est, c’est fait, la dalle a été coulée hier en milieu d’après midi. Mais avant de voir ça, jetons un œil aux différents plans utilisés. Grâce à mon ami Lightwave (que je dois être le seul au monde à continuer d’utiliser) les plans généraux de la maison (distribution des pièces, etc..) ont été fait :
Plan intérieur


De là sachant où sont les pièces d’eau il est facile de faire les tracés d’évacuations :
Plan évacuations


Et le tracé général fini, je rajoute les annotations et descriptifs pour savoir quoi faire dans la cave et quoi acheter chez le fournisseur :
Calcul longueurs conduits évacuation

Et voilà, ensuite ça reste comme des légos mais techniques, avec les tubes à découper et emboiter.
J’y reviendrais en temps voulu mais ça reste le même principe pour l’électricité en prévoyant les emplacements des arrivées et des prises, de même pour les arrivées de chauffage. Au final le plan général de mise en place des réservations ressemblait à ça :
Cotes pour placement réservations VRD, électricité, alimentations eau


Ceci étant dit intéressons-nous à la matinée d’hier avec une séance plomberie, en l’occurrence les évacuations. Quelques bricoles à savoir avant :
Les évacuations de toilettes c’est du diamètre 100mm, obligatoire pour permettre la bonne évacuation des crottes sans que ça se bouche; plus gros il n’y a que l’eau qui part et les crottes restent en place. Pour les douches et baignoire c’est du diamètre 40mm, les éviers en 32mm. Humm… sachant que si un diamètre est imposé pour des raisons physiques de bonne évacuation pour les WC, le reste n’a à évacuer que de l’eau. Donc parce que c’est moins cher et moins chiant, je passe tout en 100mm. Les éviers, douches etc… sont en 40mm dans la maison et je pose un embout 40mm vers 100mm dans la cave.
premiers placements des évacuations. Toujours prévoir un accès au bout des lignes droite pour les éventuelles interventions de débouchage.


Là c’était facile, travail en hauteur, rien qui gène. En revanche pour d’autres endroits :

Evacuations

Evacuations

Evacuations



Enfin voilà, matinée et début d’après midi assez occupés. Et le milieu de l’après midi? huuuuum? Et bien nous avons eu le retour du grooooooos tuyau :
La pompe pour coulage de la dalle de compression
La pompe pour coulage de la dalle de compression



Gros tuyau certes mais moins gros que la dernière fois; là il ne faisait que 24 mètres contre 36 pour les fondations. D’où l’utilité de rajouter un bout pour couvrir toute la dalle. La répartition étant moins homogène avec cette méthode, ça fait plus de boulot pour tout étaler et c’est de fait plus long.
La pompe pour coulage de la dalle de compression


Mais bon, pas grave, tout à bien été coulé, hier soir en partant rien n’avait cassé donc c’est parfait . Enfin presque, un coté du coffrage de la trémie n’a pas tenu …
Dalle de compression et léger problème de coffrage d'une trémie



… ce qui a envoyé un peu de béton dans la cave :
Dalle de compression et léger problème de coffrage d\'une trémie

Pas grave, y’en a pas tant que ça, un peu étalé ça fera un sol dur pour poser le futur escalier de meunier. D’ici quelques jours il me suffira de refaire cette partie du coffrage et faire tourner la bétonnière pour compléter . Cette petite partie le long du mur ne servira de toute façon à rien d’autre qu’à tenir la trappe du passage.
Tout cela a donc fini un peu tard, mais au moins, c’est fait :
Dalle de compression coulée
Et une photo de nuit, une autre de jour pour la route :
Dalle de compression coulée
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« Oups I did it again… »

Gros oeuvre > Elévation des murs - étage Par Wako le 21/10/2013 à 22h17
Et c’est reparti, livraison aujourd’huitre des palettes de briques, mortier, colle, chaux, toussa toussa. Voici donc les 3 premières palettes :
Les premières palettes


Suivies de leurs copines, soit une vingtaine de palettes au total :
Les premières palettes



Sauf que…
Il était prévu, comme il est d’usage pour faciliter les choses, de les déposer sur la dalle. C’est logique, les gars arrivent avec un tire-palette et vous répartissez directement les briques tout autour : rapidité, praticité, efficacité. Mais nous non; remblai oblige, le camion ne peut pas s’approcher assez près. Oh, il a bien essayé de passer par le coté hein, sauf que de légères pluies ces derniers jours, une tranchée pas encore bien tassée et un terrain argileux ont eu raison de cette initiative.
Les premières palettes



C’est pas forcément flagrant en photo mais quand même, ça penchait bien entre le poids, la hauteur du chargement et le terrain déjà en pente.
Du coup on prend les même et on recommence : transport des briques du bord sur la dalle, en répartissant au fur et à mesure :
Les premières palettes



‘Fin bon, tout le monde a saisi le concept et se rappelle des parpaings, sauf que là c’est avec des briques qui sont un peu plus légères.
Et si vous êtes sage ce soir je vous parlerais un peu de temps de séchage du béton.
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« Laisse béton »

Gros oeuvre > Autres travaux de maçonnerie Par Wako le 21/10/2013 à 22h19
Allez, sortez vos cahiers, on va se faire un chti topo technique mais pas trop, histoire que vous ayez de quoi raconter à la prochaine pause café avec vos collègues. Comme le titre le laisse supposer et l’article précédent l’annonçait, parlons béton.

Alors tout d’abord, qu’y a-t-il dedans?
A défaut de vivisection pour le vérifier, contentez-vous de noter que le béton, c’est du ciment, des agrégats : sables (avec un « s », oui, parce qu’il y a plusieurs diamètres mélangés pour une meilleure tenue), du gravier et de l’eau.
L’élément principal c’est le ciment, c’est ce qui va constituer le liant de l’ensemble. Le ciment est une poudre qui réagit avec l’eau pour s’hydrater et cristalliser ce qui donne la résistance au béton. Donc, une grande partie de l’eau s’amalgame avec le ciment et ne « sèche » pas en partant dans l’atmosphère. Simplement, eau + ciment en poudre = matière dure par réaction chimique. Comptez environ 1 mois pour que la poudre de ciment s’hydrate quasi complètement et fasse un corps solide de résistance maximale, c’est à dire que la réaction chimique soit à peu près complète.
Ceci dit 6 heures après vous pouvez marcher dessus et après 48 heures c’est déjà très résistant. Dans notre cas pour les fondations les parpaings étaient posés 2 jours après : en poids ça représente peanut.

Pour la montée des murs de la maison aussi, ça aurait pu se faire 2 ou 3 jours après le coulage de la dalle, MAIS les palettes étaient supposées être stockées sur la dalle. Et une palette c’est 1/2 tonne. Alors bon, ça ne serait pas passé au travers du plancher, mais le surpoids aurait pu déformer les poutrelles et donc la dalle : on aurait eu des « creux ». Autre possibilité : charge, décharge, passage, vibrations, mouvement des poutrelles donc de la dalle : des micro fissures et une dalle au final moins résistante.

Donc si vous avez tout suivi, couler du béton en plein mois d’aout à 10h du matin qui va prendre la chaleur toute la journée, c’est (très) mal : l’eau va s’évaporer et il n’en restera pas assez pour que la réaction chimique se fasse complètement : la dalle / fondation / truc coulé sera moins résistant que ce qu’il n’aurai du. L’idéal, même si promis, on a pas fait exprès, c’est donc de couler au printemps ou en automne pour éviter les gros coups de chaud, rester aux alentours des 10 à 20° avec une chtite pluie de temps en temps.

Allé, un chtite photo des briques réparties sur la dalle (pas toutes hein…) et demain on attaque à monter les murs :
Mise en place sur la dalle



La mise en place du premier rang (mise à niveau avec une arase de mortier hydrofuge, pose des premières briques) se fera avec le fournisseur, comme ça aucun risque de se planter. Rendez-vous à 8 heures donc...
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« Les muscles »

Gros oeuvre > Elévation des murs - étage Par Wako le 21/10/2013 à 22h21
Hé oui, après 10 jours de glandouille c’est reparti pour de bon, je repars a trimballer du poids, encore que les briques soient moins lourdes que leurs cousins en ciment. Avant-hier, donc, mise en place du 1° rang de briques avec l’entreprise. Au menu : arase en mortier hydrofuge et pose des dites briques, soit total 60 mètres linéaires à poser. Journée chargée mais on a pu tout faire, les ouvertures (porte, garage, baie vitrée) sont bien là.. donc tout va bien.
En image, ça donne ça :
Mise en place sur la dalle


La suite aujourd’hui; ce matin approvisionnement des briques sur la dalle, cet après midi première pose du 2° rang … monté en 2 heures avec Wakette. Donc oui, c’est rapide (et encore, on a galéré avec les grumeaux dans la colle). A titre de comparaison, il fallait un peu moins d’une journée et demi pour la même chose en parpaing.
Bon, ce serait trop beau si tout allait bien, la pluie arrive donc l’avancement va ralentir d’autant et le vent est de retour rendant über galère l’utilisation du cordeau.. mais bon, quand même, ça va plus vite. Et non, pas de photo du 2° rang, il s’est mis à pleuvoir, il a fallut remballer en urgence.
Demain encore pluie très probable donc glandouille assurée.
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« Vite fait ... »

Gros oeuvre > Elévation des murs - étage Par Wako le 21/10/2013 à 22h23
… quelques photos en passant :
Début des murs


Début des murs


Début des murs


Question rythme de travail c’est assez light, au maximum 2 heures par jour l’après midi, vacances scolaires et garde de Miss Patate oblige. La bonne nouvelle c’est qu’effectivement, ça va très vite à monter. La mauvaise c’est que suite à une panne du groupe électrogène, c’est un peu moins pratique et qu’il faut réaliser les découpes et le mélange de colle à la maison. Mais bon, pas pire, vu le temps pour travailler sur place, ça n’est pas plus gênant que ça.
Demain commande de nouvelles palettes, la 1° cargaison étant quasi finie.
Et hop!
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« The question is... »

Gros oeuvre > Elévation des murs - étage Par Wako le 21/10/2013 à 22h26
… Mais comment donc poser des briques monomur? A l’heure où le boson de Higgs a été découvert, il serait temps de s’intéresser à des choses essentielles et ça tombe bien, j’ai 2 minutes de libre.

brique mode d'emploi 01

brique mode d'emploi 02

brique mode d'emploi 03

brique mode d'emploi 04



Et voilà, aujourd’hui le 4° rang (donc 1 mètre de mur monté) arrive un peu partout, il va falloir positionner les fenêtres et couler les poteaux d’angle. Une petite photo pour visualiser l’ensemble :
Début des murs


Et reste donc 2 palettes qui s’ennuient sur le bord avant de disparaitre ce week-end.
Début des murs

Ça tombe bien, lundi il en arrive d’autres.
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Gros travail en perspective, êtes vous seul?
et encore bravo pour les détails techniques...

Bon courage pour la suiteWink
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Wako Auteur : Wako
Localisation du projet Lieu de la construction :
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Informations sur le projet Informations sur le projet :
Type de travaux : Construction neuve
Type de construction : Sous sol + RDC
Label énergétique : RT2012
Surface habitable : 170m² (5 pièces)
Superficie terrain : 2092m²
Type de constructeur : Auto-construction
Auto-construction du projet Type de professionnel : auto-construction
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