Menu utilisateur
Menu

Guide sur l'isolation

Ce sujet comporte 135 messages et a été affiché 264.227 fois
isaac
Auteur du sujet

Messages : Env. 10000
De : Sud De Toulouse (31)
Ancienneté : + de 8 ans
Le 09/01/2010 à 03h44
Guide sur l'isolation
L’isolation (et l'inertie thermique)...

Avant de parler de chauffage !!!




Il faut bien comprendre que le chauffage est une action corrective, coûteuse, et polluante, d'une isolation par définition insuffisante.


Ceci dit une isolation parfaite n'existe pas, mais nous avons tout intérêt à la renforcer.


Dans ce guide, pour plus d'informations, vous pourrez cliquer sur les liens indiqués comme celui ci-dessous :

>>>
L'isolation, pourquoi ? <<< (clic direct)




Citation: L'architecture bioclimatique (...) diffère (...) de l'approche conventionnelle qui a tendance à ne concevoir les parois qu'avec une addiction d'approches monocritères : par exemple les murs extérieurs sont d'abord pensés en fonction de critères mécaniques de « solidité », et de stabilité. Les critères climatiques l'isolation sont envisagés ensuite en tant que techniques additionnelles et correctives de ce premier choix. Qui plus est, cette isolation pensée en fonction du seul du seul confort d'hiver s'avère pénalisante pour le confort d'été, et doit donc à son tour être corrigée par un système de climatisation, lequel engendre à son tour de nouveaux besoins."

Citation de l'ouvrage très intéressant de JP OLIVA, "La conception bioclimatique", que je vous conseille de consulter.

Voir le dossier sur :

>>> L'orientation et la conception de la maison <<<


Depuis l'année 2000, le niveau d'isolation est règlementé, avec un renforcement tous les 5 ans environ : RT2000, actuelle RT2005, ensuite RT2012, puis RT2020.

>>> Présentation de la Règlementation Thermique 2005 <<<


>>> Construire suivant la Réglementation Thermique 2005 <<<


>>> Rénover suivant la Réglementation Thermique 2005 <<<


Lorsque l'on construit sa maison, plusieurs possibilités :

  • Soit on isole conforme à la RT2005 avec chauffage électrique, et on consommera de façon permanente, avec des factures croissantes ainsi qu'une pollution en rapport, et jusqu'à l'éventuel et non évident changement d'énergie. Attention aussi avec la taxe carbone, et le nucléaire ne pourra pas rester indéfiniment impuni. Lors d'une future revente, cet habitat sera relativement pénalisé avec le DPE.

  • Soit on reste sur une base RT2005 et on investit dans un chauffage"performant" à la mode (complexe, souvent peu fiable), comme action correctrice d'une isolation par définition toujours insuffisante. Et cela devient peut-être rentable un jour. Je dis "peut-être" car le matériel a une durée de vie probablement inférieure au retour sur investissement. Pour rester sur des consommations et pollutions raisonnables (sauf pour les fuites de gaz frigorigène avec les PAC), il faudra garder du budget pour le renouvellement matériel inévitable. Et quand ce jour viendra, le système faussement miraculeux d'aujourd'hui sera peut-être obsolète, d'où le piège quand le chauffage fait partie de la maison (plancher chauffant à détente directe gaz-gaz, u directement électrique par exemples). Et la maison ne vaudra pas plus qu'une autre RT2005.

  • Soit on investit un peu plus dans l'isolation (THPE), pour un chauffage moins cher, autant à l'investissement qu'au niveau des factures à l'utilisation, pour une pollution réduite (moins de taxe carbone)

  • Soit on investit dans une isolation renforcée (BBC ou mieux) et une architecture capable d'exploiter le bioclimatisme, pour se contenter d'un petit chauffage, et des besoins de rafraîchissement réduits pour la période chaude (aménagements particuliers). L'investissement est durable car "autonome", l'environnement respecté, et le retour sur investissement réaliste car ne dépend pas d'une durée de vie matérielle mécanique. Et accessoirement, la valeur du bien immobilier sera sérieusement réévaluée, à juste titre.
>>> Une estimation des gains selon le niveau d'isolation (résistances thermiques) <<<


En France on a l'habitude d'isoler par l’intérieur, ce qui ne permet pas de traiter correctement les ponts thermiques sans considérablement limiter l’inertie thermique de la maison, surtout dans les maisons à base de Placo comme c’est le cas la plupart du temps maintenant.

>>> Isolation intérieure ou extérieure ? Comparatif <<<

En isolation intérieure, n'hésitez pas à augmenter les tapées (appelés aussi dormants quelque fois, erreur de terme) et les appuis (seuils) de vos menuiseries afin de loger une plus grande épaisseur d'isolant.

Pour calculer la performance d'un isolant par rapport aux déperditions pendant la saison de chauffe, il faut connaître sa conductivité thermique (appelée lambda) et l'épaisseur voulue :

R = épaisseur en mètre / lambda.

Exemple pour 120 mm de laine de verre avec très bon lambda de 0,032 W/m.K on a R = 0,12 / 0,032 = 3,75.

Et inversement, en partant d'un R visé et un lambda d'isolant choisi, on retrouve l'épaisseur nécessaire = R x lambda.


>>> Les autres caractéristiques des isolants <<<


Comparaisons de résistances thermiques recommandées RT2005/BBC (page 12) :

>>> Réussir un projet de Bâtiment Basse Consommation (guide Effinergie) <<<

>>> Présentation Effinergie <<<


>>> Construire avec quels matériaux ? <<<


Pour connaître le niveau de protection contre les surchauffes l'été, on parlera de déphasage (ou temps de transfert), qui n'a rien à voir avec la résistance thermique "R".
C'est pour cette raison qu'un type isolant peut se révéler performant l'hiver, et médiocre l'été.




>>> Source Ideesmaison.com <<<

>>> Les matériaux et leurs caractéristiques <<<


Ne jamais placer le pare-vapeur derrière l'isolant !
(partie papier "kraft" sur une face des panneaux de laines de verre ou roche)

Toujours à l'intérieur, côté volume chauffé.

Sur le même principe, pas de pare-vapeur entre deux couches d'isolant ! Et ce pour des raisons thermiques, car l'eau (vapeur) étant un excellent conducteur de chaleur, avec à terme des risques de moisissures.

>>> Les murs et la condensation : comment ça marche ? <<<

Aussi, il sera conseillé de jointoyer les panneaux d'isolants par un scotch spécifique et de qualité pour assurer la continuité du pare-vapeur, qui améliorera aussi l'étanchéité à l'air de votre maison, pour une réduction des courants d'airs froids, et donc des déperditions.


Et dans un projet BBC, ce point devra être soigné pour valider le test Blower Door (test d'infiltrométirie) dont voici
>>> le cahier des charges <<<.
Les menuiseries coulissantes en indice A*4 seront un plus.


Une étude thermique personnalisée n'est pas du luxe, et permet de situer la consommation précise de votre future habitation, corriger certains paramètres si nécessaire, évaluer votre budget de chauffage, et assurer le bon dimensionnement de ce dernier.

  • Pour le doublage des murs extérieurs, si vous optez pour une ossature métallique, ce sera sur le principe de l'Optima ou équivalent.

    Dans la logique, il faut assurer les jonctions de pare-vapeur (généralement en papier karft) avec un scotch spécifique surtout (et de bonne qualité), de façon à garantir la pérennité et la performance de la laine minérale face à l'humidité, et améliorer l'étanchéité à l'air de la maison.

    Les plaques de plâtres devront être hydrofuges dans les pièces dites humides (salles de bains, WC, cuisine, buanderie...).

    Néanmoins un petit pont thermique persiste : l'ossature métallique très conductrice de chaleur étant vissée sur la dalle, elle véhicule les calories vu la discontinuité entre l'isolation de sol et celles des murs. Les perfectionnistes pourront interposer une bande de désolidarisation isolante entre les lisses basses et la dalle froide. Matériau à bien choisir pour éviter un tassement dans le temps.

    Pour l'épaisseur de doublage, théoriquement, il faut compter l'épaisseur de l'isolant majorée de 30 mm pour l'ossature et la finition Placo BA13. Cependant, en comprimant légèrement, on peut rentrer des panneaux de 100 mm de laine de verre dans 120 mm de tapées de menuiseries. Dans des tapées de 160, on pourra ainsi loger jusqu'à 140 mm de laine de verre :






>>> Principe de mise en œuvre <<<




Surtout ne faites jamais d'ossature avec poteaux métalliques traversants comme sur le schéma suivant, car l'ossature métallique doit toujours se retrouver devant l'isolant. En effet, dans la continuité de l'isolant, les montants seront de gros ponts thermiques tous les 60 cm, et feront perdre environ 50 % de la performance thermique du doublage.

Citation: Le calcul de la résistance thermique des contre-cloisons PRÉGYMÉTAL doit tenir compte :

• de la résistance thermique de l’isolant et de la plaque de plâtre,
• des ponts thermiques générés par les ossatures et la liaison au gros-œuvre. La mise en œuvre d’un seul matelas de laine minérale entre montants simples génère une perte d’environ 35% (50% dans le cas de montants doubles). Pour assurer une fonction thermique, la contre-cloison doit comprendre 2 couches de laine minérale (une couche entre montants et une couche filante devant la paroi à doubler). Dans ce cas, la perte de résistance thermique est de 20% (25% dans le cas de montants doubles) (cf étude CSTB "Évaluation des performances thermiques des parois en présence des systèmes de pose en doublages intérieurs" du 22/01/01 et Règles ThU fascicule "Parois opaques".


>>> Source Prégymétal page 94 <<<

C'est une erreur que l'on voit surtout en rénovation, vue la simplicité de mise en œuvre avec des murs présentant des irrégularités, et pour laisser une lame d'air devant un mur humide. Pourtant ce type de mise en œuvre est seulement réservée aux cloisons de distribution, pour l'acoustique :






Cette solution n'est pas non plus valable entre un volume chauffé et un autre non chauffé (garage par exemple). Il faudra impérativement décaler les poteaux pour limiter le pont thermique selon ce principe : >>> doc Isover (page 6) <<<

Si besoin de vide technique important côté volume chauffé, on peut néanmoins opter pour cette ossature pour faire son isolation thermique, à condition de conserver une épaisseur d'isolant continue prise en sandwich entre l'ossature et la maçonnerie, le tout constituant finalement un doublage de 160, pour loger seulement 100 mm de laine.



  • La solution en panneaux collés (généralement en polystyrène), pas vraiment conseillée car la continuité de l'isolation et du pare vapeur ne pourront pas être assurés, particulièrement au niveau des découpes, avec l'obligation de percer l'isolant pour encastrer prises et interrupteurs, faire des saignées pour les descentes de gaines (vent s'infiltrant par les prises). Pour cette raison, essayez de loger les maximums de prises et interrupteurs sur les cloisons intérieures.
    La finition pourra se révéler moyenne, avec le réglage de désaffleureument parfois hasardeux.

    Par rapport au système Optima, cette solution est plus économique, et ne contient pas d'ossature métallique conductrice directement fixée sur la dalle. C'est donc intéressant si la chape est prévue flottante (isolée) car cette dernière ne comprend pas de rupteurs thermiques en périphérie de dalle (froid venant de l'extérieur par la dalle).

    Autre particularité : permet une lame d'air entre l'isolant et la maçonnerie.

    Panneaux également disponibles en finition hydrofuge.

    L'épaisseur du doublage correspondra à celle des panneaux appelés 100 + 10 (100 mm pour l'isolant, 10 mm pour le Placo) en rajoutant l'épaisseur des plots de colle (15 mm si on souhaite passer les gaines électriques sans difficultés) :





>>> Principe de mise en œuvre <<<

>>> Test en détail <<<




  • La solution traditionnelle apporte de l'inertie thermique grâce à la contre-cloison en briques alvéolées maçonnées au plâtre et enduites, avec possibilité d'augmenter cette inertie avec des matériaux lourds (attention au surpoids) comme cette même brique plâtrière mais remplie de terre crue, des parpaings creux (monté à l'envers et rempli de sable ou mortier), la brique pleine, ou les carreaux de plâtre (sujets aux fissures malheureusement).

    Le choix d'un isolant écologique (laine de bois, chanvre, cellulose...) sera possible, mais compliqué pour la mise en œuvre du pare ou freine vapeur.

    Cependant la contre-cloison maçonnée plafonne l'épaisseur d'isolant à 100 mm dans des tapées généralement disponibles en 160 mm maximum chez la majorité des fabricants (possibilité toutefois d'en trouver en 200). Avec avec une maçonnerie peu performante en parpaings ou briques standard, cette solution, avec seulement 100 mm d'isolant, sera un peu juste pour les régions froides. Conviendra plutôt aux régions conservant des températures clémentes (du moins jusqu'au prochain renforcement d'isolation RT2012), et où l'inertie thermique est vitale pour le confort en été.

    Ruptures de ponts thermique difficiles avec les appuis de fenêtres, voire impossibles.

    Ne pas oublier la semelle résiliente de pied de cloison en liège, ou avec des blocs de béton cellulaire retaillés :






>>> Principe de mise en œuvre <<<

>>> Test en détail <<<


La variante plus facile en mettre en œuvre, avec une ossature de type Optima, initialement utilisée pour le Placo (voir plus haut):



>>> Montage en détails <<<




  • Une judicieuse alternative à l'isolation intérieure, sera celle répartie que propose les briques Monomur, ne nécessitant aucun complément d'isolation (modèles dont la résistance thermique est au moins égale à 3). Seules les régions aux hivers doux (Provence Alpes Côte d'azur, Corse... ) pourront se contenter du modèle en 37 cm d'épaisseur. Pour les autres régions, ce sera insuffisant et il faudra au minimum le modèle en 42, voire 50. Exigez une qualité de pose maîtrisée, et ce pour éviter les ponts thermiques, ainsi qu'une mauvaise étanchéité à l'air.

    Finition intérieure avec un enduit au plâtre ou à base de chaux.
    En effet, pour conserver la perpirance de la maçonnerie, les enduits intérieurs et extérieurs ne devront pas être étanches à la vapeur d'eau.

    La terre cuite aura le second avantage de réguler naturellement le taux d'hygrométrie de la maison (par absorption/restitution).

    L'idée de rajouter un complément d'isolation à l'intérieur entrainerait la perte de presque tous les avantages de la Monomur.
    En effet, on se retrouverait alors avec une composition qui se comporterait plus ou moins comme n'importe quelle autre maçonnerie isolée par l'intérieur, et qui thermiquement n'échange plus avec le volume chauffé.

    Avec des Monomur, l'épaisseur d'isolation intérieure serait simplement moindre car la brique apporte déjà une isolation intéressante, bien qu'il faille craindre les défauts d'une mauvaise pose. Aussi, cette solution est difficilement justifiable financièrement.
    Par rapport au confort d'été, on perdrait l'échange thermique à l'intérieur : la brique ne peut plus encaisser les surchauffes qui proviennent de l'intérieur de la maison (car la chaleur n'arrive pas que depuis l'extérieur), l'isolation faisant barrière. Avec une ventilation nocturne quotidienne si possible, vous évacuez l'excédent stocké dans la brique pendant la journée.

    Par contre, avec un complément intérieur d'isolation, on conserve le bon déphasage des Monomur, soit le ralentissement de la migration de chaleur venant de l'extérieur.




>>> Avis technique Monomur "Bellenberg" <<<

Voir le test juste en dessous de la présentation du béton cellulaire.



  • Le béton cellulaire composé de minuscules bulles d'air peut lui aussi constituer une maçonnerie isolante à part entière :






Mais le déphasage pour le confort d'été est inférieur à la brique Monomur :


>>> Comparatif isolation intérieure avec contre-cloison de briques plârières, Monomur et béton cellulaire <<<

Attention au verdict, qui pourra être interprété différemment selon ce que l'on cherche pour sa région.



  • Les blocs coffrants en polystyrène expansé, dans lesquels on coule le béton :




En fait les blocs rigides que l'on emboîte pour "monter" les murs, vont servir de coffrage pour le coulage du béton en dernière étape !



Pensez à passer les gaines avant.

La conception apporte deux isolations : intérieure (5 cm environ) et extérieure (de 5 à 25 cm selon la performance des modèles).

Les plus avisés suppriment la partie intérieure pour récupérer l'inertie des 15 cm de béton banché, avec un enduit pour la finition.

Pour un projet BBC, j'ai même entendu parler d'un bureau d'étude qui demandait justement de retirer l'isolation intérieure pour la pièce de vie exposée sud.

Un fabricant allemand le propose déjà, en remplaçant la partie intérieure isolante par de la terre cuite pleine : inertie thermique encore augmentée, avec en plus une régulation hygrométrique, pour de différentes épaisseurs d'isolation extérieure également :






  • L'isolation extérieure :



>>> Toutes les techniques d'ITE <<<

Dans cette configuration, comme son nom l'indique, l'isolant se trouve à l'extérieur de la maçonnerie.

Encore peu répandue dans notre pays, cette solution apporte beaucoup d'avantages :

- suppression de certains ponts thermiques (murs de refends, nez de dalle)

- la maçonnerie n'est plus directement exposée aux écarts de températures extérieures (moins de mouvements de dilatation thermique)

- maçonnerie côté volume chauffé, ce qui permet de récupérer son inertie (valorisation des apports solaires en saison froide, et régulation thermique pour le confort d'été)

- gain en surface habitable, donc réduction de coût du gros œuvre possible

- lors d'une rénovation, permet d'habiter la maison pendant les travaux.

Plusieurs compositions au choix : laine de roche, de bois... mais le PSE reste le plus accessible financièrement.

Finitions possibles : enduit d'apparence classique, peinture spéciale, bardage bois...





>>> Le dossier ForumConstruire sur le choix de maçonnerie <<<


>>> Testez la performance de votre mur fini <<< (possibilité de corriger les caractéristiques des isolants si besoin)


>>> Et celui de votre maison complète, "comme un thermicien" (pour les initiés) <<<


>>> Comprendre et calculer les déperditions (pour les intéressés) <<<





Si l’on n’a pas les moyens techniques d’isoler à l’extérieur, et sans isolation répartie en Monomur, il est vivement conseillé de palier au manque d’inertie du à l’isolation intérieure, afin de permettre le stockage des calories des apports solaires bienvenus, et de conserver fraîcheur l'été. Pour cela, en plus de contre-cloisons du doublage, placer des cloisons de séparations massives et épaisses (en fonction de la capacité du plancher, étude en fonction). Idéesmaison.com conseille par exemple et dans l'ordre d'inertie décroissante :

  • briques de terre crue (excellent régulateur hygrométrique, mais onéreux et difficile à trouver)
  • briques pleines (efficaces mais longues à monter), parpaings creux, montés à l'envers et remplis de sable avant la pose du parpaing de rang supérieur (solution surprenante mais à excellent rapport qualité/prix pour créer de l'inertie !)
  • cloisons en plaques de plâtre solides (type Fermacell) dans lesquelles on versera du sable sec au lieu de l'isolant habituel (autre solution surprenante qui présente l'avantage d'un montage à sec, mais veiller à bien renforcer la structure de la cloison par des doubles montants verticaux (et horizontaux ou tasseaux de bois posés à intervalles serrés, avec vissage des deux côtés pour un "serrage" de la cloison)
Pour les régions chaudes spécialement, au lieu d'entrevous polystyrènes, vous pouvez opter des entrevous en terre cuite, avec une isolation du plancher par-dessous, en accédant par le vide sanitaire. Ainsi vous récupèrerez l’inertie de la chape avec celle de la dalle et le reste du plancher. Pour les limiter le pont thermique du nez de dalle, des entrevous polystyrène uniquement pour la périphérie. Cette solution n'étant validée par aucun DTU, vous pourrez difficilement la demander à un constructeur.

Il est possible de traiter le pont thermique de nez de dalle grâce à un isolation périphérique sous chape,
>>> sur ce principe <<<.

Le fabricant de planchers Rector propose sa solution avec des rehausses d'entrevous isolants.

Ou interposition d'un rupteur de pont thermique (à la place de la seconde planelle) grâce à la maçonnerie Monomur plus large qu'une briques standard de 20 cm :



Car isoler directement sous une chape mince n'a pas que des avantages, en vous faisant perdre beaucoup d’inertie, et particulièrement dans le cas d'un chauffage au sol.

Si vous souhaitez quand même isoler sous chape sans plancher chauffant, préférez une unique chape de 10 cm d'épaisseur au dessus de l'isolant (passages des gaines électriques parles combles), afin de récupérer une inertie de sol intéressante, à la fois pour participer au stockage les apports solaires de vos baies judicieusement exposées, et à la réduction d'inconfort en saison chaude :


>>> Inertie pour le plancher <<<

>>> Une doc expliquant comment profiter de l'inertie (comparaisons) <<<

>>> Inertie et confort <<<

>>> Intérêt de l'inertie dans un bâtiment (en détails) <<<

>>> Inertie thermique selon les composants de la maison <<<

>>> Comment assurer une grande inertie thermique <<<


Si vous comptez vous placarder de Placo, il existe le BA18 qui vous apportera un petit gain en inertie et une meilleure rigidité (ça sonnera moins creux ), en combinaison avec un isolant performant (laine minérale avec un coefficient lambda de 0,035 maximum), et d'une épaisseur de 100, voire 120, ou même 140 mm, surtout avec une laine écologique (laines de bois,de cellulose...) au lambda plus faible, ou dans le cas d'un projet BBC (vérifier l'existence de certifications pour les isolants moins diffusés).


Pensez aux portes de service isolantes pour les accès cellier et garage.


Une bonne protection thermique réduit sérieusement le besoin de chauffage !!!


Renforcer l’isolation est une solution durable. Investir dans un système de chauffage performant pour palier à une isolation volontairement négligée ou insuffisante ne sera pas le meilleur choix. Il est en effet préférable de réduire le besoin.

En effet, les déperditions seront constantes pendant toute la durée de vie de la maison, le mode de chauffage retenu aujourd'hui ne sera qu'une action corrective à court terme.

Les énergies seront de plus en plus chères. Il faut donc parler de déperditions et non uniquement de factures de chauffage.

Réparer la fuite de plomberie avant d'ouvrir le robinet à fond, car la moins chère (et la moins polluante ) des énergies reste bien sûr celle que l'on ne consomme pas...

La surisolation c'est l'avenir, soyez-en certains. La RT2020 a pour objectif de diviser par 4 les dépenses énergétiques des habitations neuves. Nous devons aujourd'hui se conformer à la RT2005, qui n'est qu'un garde-fou pour les inconscients. Très bientôt la RT2012 (actuel niveau BBC)...

Un certificat appelé DPE vous sera remis en fonction des déperditions du logement, et du mode de chauffage choisi dont seules les consommations d'énergies primaires comptent (et donc il faudra multiplier par 2,56 pour l'électrique... expliqué pourquoi plus bas dans la section"chauffage" :



En cas de revente ou location, il faudra le donner, et les intéressés choisiront leur logement comme leur électroménager (ce sera du moins un critère important).

>>> L'Ademe vous explique tout sur le DPE <<<

Il est donc opportun d'essayer d'optimiser son logement, afin d'obtenir une meilleure "note", pour une valorisation de son investissement immobilier :







Maintenant un peu de théorie sur la température de confort :

La seule lecture de la température sur un thermomètre ne suffit pas à évaluer le confort.

Car une différence existe entre "température réelle" et "température ressentie" !

>>> Température et confort <<<


Pour faire simple, la température ressentie, définissant finalement le confort, est la moyenne entre la température des murs, et celle de la température de l'air.



Avec une même température d'air de 20°, une personne n'aura pas la même sensation de confort dans un volume très mal isolé aux parois froides à 12° (maison non isolée, mobil home, fenêtres simples vitrages...), que dans une maison particulièrement bien isolée conservant les parois à 18° !

Dans la première, la température ressentie, celle qui nous intéresse, sera de 16°, contre 18° dans la seconde que l'on pourra qualifier de plus confortable, pour moins d'énergie consommée !

Et dans une maison très mal isolée, il sera peut-être nécessaire de chauffer l'air à plus de 22° pour retrouver une bonne sensation de confort !!!
Avec de désagréables mouvements de convection (courants d'air froid au sol, et chaleur au plafond). Ces phénomènes seront encore accentués avec une grande hauteur sous plafond.

Et quand on sait que pour augmenter la température de chauffage de 1°, il faut 7 à 15 % de surconsommation d'énergie...

D'où le double intérêt de l'isolation : économies et confort.






La ventilation (VMC) est traitée dans le guide suivant :




>>> Le chauffage <<<







Assurer le confort estival sans forcément parler de climatisation, laquelle n'est pas une fatalité dans une maison bien conçue :


>>> Effinergie <<<

>>> L'Ademe <<<

>>> L'Anah <<<

>>> L'Agence Locale de l'Energie <<<

>>> L'IDEMU <<<

>>> Dossier spécial maisons à ossatures bois (MOB) <<<



Avant de réserver le budget pour un coûteux système de climatisation (autant à l'achat qu'à l'utilisation), je vous conseille sérieusement d'investir 18 € dans le très instructeur ouvrage "Fraîcheur sans clim", de Thierry SALOMON et Claude AUBERT qui expliquent toutes les alternatives, préventives et correctives.


Comparez les besoins énergétiques nécessaires à la fabrication (énergie grise) des différents matériaux.




Energies grises d'isolants en kWh/m³ :

  • Verre cellulaire : 1200 à 1600
  • Polyuréthane (mousse ou panneaux) : 1200
  • Perlite expansée en plaques (200 kg/m3) : 940
  • Laine de roche haute densité (140 kg/m3) : 850
  • Laine de verre forte densité (60 kg/m3) : 805
  • Laine de verre densité moyenne (35 kg/m3) : 470
  • Polystyrène expansé : 450
  • Laine roche densité moyenne (70 kg/m3) : 430
  • Perlite en vrac : 330
  • Laine de verre faible densité (18 kg/m3) : 250
  • Ouate de cellulose (panneaux) : 150
  • Laines de roche faible densité (20 kg/m3) : 130
  • Liège aggloméré en panneaux (160 kg/m3) : 85
  • Laine de bois : 60
  • Ouate de cellulose en vrac (45 kg/m3) : 50


Energies grises de matériaux de construction en kWh/m3 :

  • Briques pleines cuites : 1440
  • Briques de terre crue comprimée (8% de ciment) : 780
  • Monomur : 600 à 775 selon les types
  • Briques standard 20 cm : 690
  • Béton cellulaire : 450
  • Béton plein : 430
  • Bloc béton (parpaing de ciment) : 275
  • Pisé : 100


Les finitions en kWh/m³ :

  • Plaques de plâtre Fermacell : 1265
  • Enduit de ciment : 1235
  • Enduit chaux : 1040
  • Plaques de plâtre BA10/BA13 :1000
  • Enduit plâtre : 550
  • Briquettes de parement : 500


Les bois en kWh/m³ :

  • Panneaux contreplaqués : 4000
  • Panneaux d'aggloméré type OSB : 2360
  • Panneaux de particules agglomérées : 2220
  • Bois léger, raboté, étuvé (sapin, épicéa) : 610
  • Bois lourd (hêtre, chêne) : 560
  • Bois léger brut séché à l'air (sapin, épicéa) : 330


Les menuiseries en kWh/m³ kWh/kg :

  • Aluminium : 33,7 (si recyclé à 100 %)
  • PVC : 17,5
  • Mixte bois/aluminium : 10 (selon proportion d'aluminium)
  • Bois : 0,4 à 0,7 (selon densité)

Hors transport pour certains matériaux. Cela permet de se donner une idée.

>>> Les énergies grises et autres caractéristiques de tous les matériaux de construction <<<






Voici donc des conseils neutres qui j’espère vous seront constructifs dans vos projets neufs mais aussi dans la rénovation, afin de valoriser votre logement, augmenter votre confort, générer des économies, et limiter la pollution...

N'hésitez pas à contacter l'ADEME (Agence De l'Environnement et la Maîtrise de l'Energie) par téléphone, et qui sera toujours là pour vous renseigner, et ce gratuitement, avec possibilité de vous rencontrer pour mieux vous conseiller.


43 % représente la part d'énergie consommée en France par le secteur du bâtiment.
25 % des gaz à effet de serre sont liés à la construction et à l'utilisation des bâtiments.



"Dans une avalanche, un flocon ne se sent jamais responsable..."


Il faut réagir. Procurez-vous le guide de "La maison des [néga]watts" aux éditions "Terre vivante".


Regardez donc "Une vérité qui dérange", documentaire d'Al GORE, ou le film documentaire "La 11ème heure, le dernier virage" avec Leonardo DICAPRIO, visant une prise de conscience écologique urgente.


>>> Quelques tests pour connaître votre bilan carbone, ou empreinte écologique <<<





Bonne continuation dans vos projets, j'ose espérer réfléchis.

Edité 178 fois, la dernière fois il y a +5 ans.
1
La pollution sera le fléau de demain.

>>> Voir les guides pour construire de façon raisonnée <<<
(clic !)
Partager
Autopromo
Publicité services ForumConstruire.com
Ne vous prenez pas la tête pour vos travaux de menuiserie...

Allez dans la section devis menuiserie du site, remplissez le formulaire et vous recevrez jusqu'à 5 devis comparatifs de professionnels de votre région. Comme ça vous ne courrez plus après les professionnels, c'est eux qui viennent à vous

C'est ici : https://www.forumconstruire.com/construire/devis-0-10-devis_menuiserie.php
isaac
Auteur du sujet

Messages : Env. 10000
De : Sud De Toulouse (31)
Ancienneté : + de 8 ans
Le 09/01/2010 à 04h58
Emplacement réservé.
0
La pollution sera le fléau de demain.

>>> Voir les guides pour construire de façon raisonnée <<<
(clic !)
Partager
placoman

Messages : Env. 1000
Dept : Ain
Ancienneté : + de 9 ans
Le 09/01/2010 à 07h15
Citation: Le calcul de la résistance thermique des contre-cloisons PRÉGYMÉTAL doit tenir compte :

• de la résistance thermique de l’isolant et de la plaque de plâtre,
• des ponts thermiques générés par les ossatures et la liaison au gros-œuvre. La mise en œuvre d’un seul matelas de laine minérale entre montants simples génère une perte d’environ 35% (50% dans le cas de montants doubles). Pour assurer une fonction thermique, la contre-cloison doit comprendre 2 couches de laine minérale (une couche entre montants et une couche filante devant la paroi à doubler). Dans ce cas, la perte de résistance thermique est de 20% (25% dans le cas de montants doubles).(cf étude CSTB "Évaluation des performances thermiques des parois en présence des systèmes de pose en doublages intérieurs" du 22/01/01 et Règles ThU fascicule "Parois opaques".

Et oui, et je peux vous assurez qu'il y a un grand nombre de maison neuve qui sont fait justement avec cette malfacon énorme.

Beaucoups de personnes si disant plaquiste s'installe et font des doublages avec les montants, et sans la couche filante, catastrophe ( Madame j'ai mis 100 mm en panneaux, R 2.85 ) tout est conforme.

Quelle saloperie ; des déperditions de chaleurs importantes et meme les marchands de matériaux n'y comprennent que dalle.

Ce test est certififié par LAFARGES Platres, d'ou le concept d'optima qui a recu l'aval du CSTB avec le couple ISOVER GR32.

Il y a des nouvelles laines de verre qui ont bien un R de 2.85, mais faut faire surtout attention au LAMBDA qui parfois est élevé donc pas bon du tout. A bon entendeur.....
0
Partager
Trucabulle

Messages : Env. 200
Ancienneté : + de 8 ans
Le 09/01/2010 à 08h53
la solution prégymétal est par contre tout à fait valable dans le cas de doublage en rénovation de murs chauffés (murs mitoyens par exemple). Pour m part, j'ai été obligé de travailler ainsi. Ce qui n'empêche pourtant pas la pose d'une couche filante entre mur ancien et ossature pour un confort supplémentaire.
Si j'avais décidé de travailler en optima ou clips knauf, je me serais retrouvé avec des tiges filetés de 30 à 50 cm + raidisseurs donc (j'avais en autre solution en tête mais trop couteuse à mon gôut)... Et là, la tenue, pas top. Donc oui, le prégymétal est limite mais dans certains cas, ça dépanne....
0
Partager
isaac
Auteur du sujet

Messages : Env. 10000
De : Sud De Toulouse (31)
Ancienneté : + de 8 ans
Le 10/01/2010 à 02h14
Cela peut éventuellement dépanner si une couche sérieuse et continue d'isolant se retrouve derrière l'ossature. Et c'est loin d'être une solution valable car l'isolant entre les montants ne sert pas à grand chose...
1
La pollution sera le fléau de demain.

>>> Voir les guides pour construire de façon raisonnée <<<
(clic !)
Partager
placoman

Messages : Env. 1000
Dept : Ain
Ancienneté : + de 9 ans
Le 10/01/2010 à 09h02
isaac a écrit:Cela peut éventuellement dépanner si une couche sérieuse et continue d'isolant se retrouve derrière l'ossature. Et c'est loin d'être une solution valable car l'isolant entre les montants ne sert pas à grand chose...

+1 Très bonne explicaition sans broderie. Merci
0
Partager
Trucabulle

Messages : Env. 200
Ancienneté : + de 8 ans
Le 10/01/2010 à 13h21
Et c'est justement ce que j'ai fait. Isolation 10 cm de GR32 en continu derrière la cloison. Et si le reste est bien traité, il n'y pas de raison que cela vente derrière la contre cloison.
Il y a un truc qui me fait marrer aussi. Certains vont surement le prendre mal mais c'est pas grave. Les pros, il y a 10 ans, vous nous vendiez des solutions que vous qualifiez de "TOP". Aujourd'hui, en parlant de ces mêmes solutions, vous dites qu'il n'y a que "les porcs" qui font ça et "jamais ô grand jamais dans la profession on a travaillé comme ça". Faut peut être arrêter le délire à un moment donné.
Ma baraque, refaites il y a 25 ans par un pro (par l'ancien proprio mais je connais l'artisan de bonne réputation sur le secteur et dieu sait que dans les villages la réputation est importante), moins de 10 cm de LDV en toiture, BA13 cloué sur chevrons etc... Il y a dix ans, le même artisan aurait fait du BA13 suspenté et sûrement 20 cms de LDV. Mais aurait il craché ouvertement sur ce qu'il a réalisé avant?
Alors certes, il y a des solutions qui ne sont plus adaptées aujourd'hui mais avant que les systèmes optima, clips knauf et équivalent soient présent sur le marché (j'ai personnellement utilisé les premiers clips knauf acrylique qui valaient une petite fortune à leur sortie) que faisiez vous? Je avais répondre pour vous: de l'armature M+R (48 bien souvent). Reniez vous cela? Si c'est le cas, vous ne faites pas grand cas de vos clients passés...
0
Partager
placoman

Messages : Env. 1000
Dept : Ain
Ancienneté : + de 9 ans
Le 10/01/2010 à 20h03
Hello,

Pas trop d'accord dans cette explication, les ouvrages en M/R48 ont toujours été reservé pour l'industriel, cela s'appelle le MEGA STEEL depuis plus de 10 ans je sais de quoi je parle je ne faisais que ca, de l'industriel et la charge filante a toujours existé ; et dans ce cas puisque il faut doubler les montants, pas d'équerre.

La solution OPTIMA est venu pour concurrencer les complexes de doublages collés, et améliorer la mise en oeuvre de l'éléctricité ; une question de confort.

Pour la rénovation : nous utilisions les panneaux sandwich avec laine de roche incorporer de 5 cm compressé entre deux BA13........

toujours est il que maintenant, nous sommes passé à un autre stade de construction, et ce n'est pas parce que "on le faisait avant qu'il faut continuer dans cette voie" et ceux qui continue à faire comme à l'époque ne feront pas long feu dans cette profession.
0
Partager
isaac
Auteur du sujet

Messages : Env. 10000
De : Sud De Toulouse (31)
Ancienneté : + de 8 ans
Le 10/01/2010 à 20h15
La seule façon d'utiliser correctement les montants M48 pour une isolation thermique, c'est une couche continue d'isolant entre maçonnerie et ossature. Seulement cela prend plus de place que le système type Optima...

Le problème réside en rénovation lorsqu'on ne peut pas se reprendre sur des murs droits et réguliers... et il faudra redoubler d'ingéniosité, quitte à passer sur une ossature bois, au lieu de faire une isolation qui au final verra sa performance réduite de 50%.
Mais en isolation intérieure de construction neuve, il n'y a pas vraiment de débat entre M48 et Optima.
0
La pollution sera le fléau de demain.

>>> Voir les guides pour construire de façon raisonnée <<<
(clic !)
Partager
Trucabulle

Messages : Env. 200
Ancienneté : + de 8 ans
Le 10/01/2010 à 21h19
Bien d'accord. Pour ma part, je suis en rénovation et murs pas droits mais alors pas droits du tout.
Je pense aussi qu'une couche filante de GR32 entre la maçonnerie et l'ossature ce n'est pas non plus si mauvais quoiqu'effectivement pas la panacée (surtout si l'on compare à une maison passive). Surtout si, comme je l'ai dit, les éventuels fuites d'airs ont été correctement traitées (pour ma par en toiture, pourtant seulement 17.5 cm de GR32 bien jointoyée et liée aux murs). Avec cette solution, sans chauffage dans la pièce non encore habitée et juste le poele à bois qui tourne dans la piece du bas, je suis à 19.5 avec -12 dehors... Pas si mal... Pourrait être encore mieux mais pour mieux on verra dans du neuf ou de la grosse réno pour la prochaine maison (c'est déjà la deuxième en 6 ans). Dans mon cas, je ne pense pas avoir 50 pour cent de perf perdues. D'autant plus que les deux pignons traités ne sont pas des murs froid (un porteur donnant chez moi des 2 côtés et l'autre chez le voisin sur des pièces de vie).
Effectivement, je ne serais sûrement pas parti sur cette solution dans une configuration avec murs froids.
@Placoman: oui pas d'équerres et montant doublés dans le cas de la couche filante. C'est ce que j'ai fait pour cette pièce).
Il y a 6 ans dans mon ancienne maison, ma cuisine avait été doublée en F530 sur clips knauf à tête acrylique + lisses. Je sais utiliser cela aussi et je ne suis pas bloqué dans le passé. Mais parfois il faut s'adapter aux situations. Ne voit pas d'animosité dans mes propos, ce n'est pas le cas.
Pour finir, bien d'accord pour le neuf, optima sans réfléchir (si choix de ce type d'isolation).
0
Partager
isaac
Auteur du sujet

Messages : Env. 10000
De : Sud De Toulouse (31)
Ancienneté : + de 8 ans
Le 10/01/2010 à 21h52
katjie75 a écrit:Pour finir, bien d'accord pour le neuf, optima sans réfléchir (si choix de ce type d'isolation).

Sans réfléchir, en comparaison avec l'ossature M48...

Car cette solution réduit malheureusement l'inertie thermique... grosse erreur dans les constructions d'aujourd'hui, qui doivent faites au plus pratique...

Car lorsqu'il s'agit d'y vivre dedans, c'est une autre histoire.
0
La pollution sera le fléau de demain.

>>> Voir les guides pour construire de façon raisonnée <<<
(clic !)
Partager
Trucabulle

Messages : Env. 200
Ancienneté : + de 8 ans
Le 10/01/2010 à 22h38
C'est bien pour ça que je précise "si choix de ce type d'isolation". Mon idéal serait une maison passive. Mais je n'ai pas les moyens, vu les prix du terrain et du surcout induit par ce type de réalisation (bien qu'il soit amorti, il faut tout de même investir). Mias le passif c'est l'avenir à mon sens.
0
Partager
isaac
Auteur du sujet

Messages : Env. 10000
De : Sud De Toulouse (31)
Ancienneté : + de 8 ans
Le 10/01/2010 à 22h41
Le bioclimatisme devrait déjà être un réflexe.

>>> Orientation <<<
2
La pollution sera le fléau de demain.

>>> Voir les guides pour construire de façon raisonnée <<<
(clic !)
Partager
isaac
Auteur du sujet

Messages : Env. 10000
De : Sud De Toulouse (31)
Ancienneté : + de 8 ans
Le 13/01/2010 à 04h54
Pour reparler de l'ossature M48, elle pourra être utile pour un besoin de vide technique plus important entre les plaques de plâtre et isolant : 48 mm, soit 30 mm de plus qu'avec l'ossature Optima laquelle permettait de loger 2 cm supplémentaires d'épaisseur d'isolant.

Donc dans des tapées de 160, on rentre plusieurs solutions de doublage, et ce pour des objectifs différents :

- 100 mm de laine continue (une ou deux couches croisées) + ossature M48 + plaques de plâtre :

pour un besoin de vide technique important

- 100 mm de laine continue (une ou deux couches croisées) + contre-cloison de briques plâtrières + enduit plâtre :

pour récupérer de l'inertie thermique

- 120 mm de laine continue (une ou 2 couches croisées de 60 traversées par les appuis de renforts) + ossature Optima + plaques de plâtre :

pour loger une épaisseur maximale d'isolant.
0
La pollution sera le fléau de demain.

>>> Voir les guides pour construire de façon raisonnée <<<
(clic !)
Partager
2biquettes

Messages : Env. 1000
De : St Maixent (79)
Ancienneté : + de 8 ans
Le 18/01/2010 à 10h57
isaac a écrit:

- 120 mm de laine continue (une ou 2 couches croisées de 60 traversées par les appuis de renforts) + ossature Optima + plaques de plâtre :

pour loger une épaisseur maximale d'isolant.


Ben alors tu compresse plus ?
0
Partager
En cache depuis le jeudi 13 avril 2017 à 10h41
Ce sujet vous a-t-il aidé ?
1
0

Autres sujets sur le même thème :

« Quel isolation choisir? »
Discussion lancée par - 3 réponses
« Isolation périphérique et plafond suspendu »
Discussion lancée par - 5 réponses
« Besoin d'avis sur isolation de rampants »
Discussion lancée par - 5 réponses
« Isolation de dalle »
Discussion lancée par - 10 réponses
« Vermiculite pour isolation grenier »
Discussion lancée par - 5 réponses
« Souci avec l'oscillo batant »
Discussion lancée par guillaumedu24 - 4 réponses
« Méthode de découpe mur en placo »
Discussion lancée par Namion - 4 réponses
52
personnes
surveillent ce sujet
  Suivre ce sujet

A voir aussi :

Devis menuiseries
Demandez, en 5 minutes, 3 devis comparatifs aux professionnels de votre région. Gratuit et ...
Tout savoir sur l'isolation
Les guides vous aident à y voir plus clair sur la construction.
23 idées de jolies portes d'entrée
L'équipe de ForumConstruire.com sélectionne pour vous les plus belles photos des membres !
Les bonnes idées "fenêtre"
Les membres du forum postent des idées et votent pour les idées des autres. Découvrez les meilleures ...
Voir